S’abandonner n’est pas s’arrêter

 

L’abandon à l’énergie de la Vie n’est pas l’arrêt. C’est au contraire, verser dans l’instant présent et donc dans l’énergie du Cœur, et reprendre le pouvoir de sa vie. C’est aussi sortir de l’emprise du mental pour agir en être conscient. L’instant présent n’est pas dissocié de nous mais l’homme le place souvent loin de lui dans son esprit. L’illusion aidant, il pense qu’il s’agit d’un abandon total, sans action, alors qu’il n’est est rien.

Car c’est dans l’instant que tout se passe. Quand on s’y abandonne, l’énergie du Cœur prend place dans notre vie. Le vouloir humain n’est plus au premier plan. Seul résulte le vouloir de l’âme, associé à la vie humaine et notre appartenance au Tout est bien présente. C’est un alignement avec La Source, une imprégnation même dans ce Que Nous Sommes.

L’instant, il est vrai, est la pause. Mais la pause dans le Cœur et son énergie bienfaisante et non l’arrêt de la vie dans cet espace dimensionnel. Il est au contraire la volonté d’agir dans la conscience du moment et requiert la présence de l’esprit humain dans une liberté d’action consciente, sans le pouvoir du mental.

Le moment est alors vécu pleinement et son accès développe une ouverture sur tout ce qui est et non une séparation. C’est un contact avec la Vie universelle et le fait de vivre en être conscient permet l’émergence de la Conscience du Tout. La créativité consciente agit alors pour le meilleur, dans la matière et dans une grande ouverture. L’individualisme n’est plus. L’unité prend place. Plus l’instant est vécu en conscience, plus la répercussion dans l’infinitude est lumineuse et la création instantanée.

Mirena
Source : www.audeladesmots.org

 

Je ne veux rien et je m’abandonne à la Vie

 

« Je ne veux rien et je m’abandonne à la Vie ! »
Souvenez-vous de cette phrase chaque fois que vous « voudrez » quelque chose.
Elle peut vous permettre de conscientiser tous vos « vouloir ».  Elle est  la voie de la conscience spirituelle qui éclaire et comprend, qui applique la raison du Cœur et la sagesse. Elle permet d’orienter avec discernent les choix de vie et notamment ce dont nous avons réellement besoin pour notre évolution intérieure.

L’être humain est conditionné à vouloir et donc à ne jamais être satisfait de ce qu’il a. Ainsi, il n’évolue pas dans la pure et simple intention du Cœur mais au contraire, il donne crédit à l’ego qu’il écoute et suit. Le vouloir ralentit l’évolution intérieure. Il est un chemin détourné qui rallonge la voie. Il est aussi un choix individuel qui conduit très souvent l’être humain dans le pouvoir.

L’époque actuelle vers un basculement du mental dans le Cœur, nous enseigne la voie du lâcher prise et de l’Être, et non celle du vouloir individuel. Être qui on est, en toute simplicité, pour verser dans l’Être profond, sans vouloir et donc sans pouvoir. Retourner vers l’intérieur en s’abandonnant à soi pour s’accueillir, s’aimer, se comprendre et changer. Le vouloir dans le domaine de la progression intérieure est à lâcher et c’est quand on lâche que les transformations se font. Le besoin de tout contrôler est une limite qu’il est important de conscientiser.

Celui qui veut, arrive à créer sa vie dans la matérialité. Mais est-ce vraiment le but de l’âme et celui de notre incarnation ? Tout est juste, il est vrai.  Mais il est temps de se réveiller enfin à un état de pureté que seul le Cœur transmet.

L’amalgame entre les besoins de l’homme sur Terre et celui de combler ses manques par une richesse extérieure, est souvent présent. Mais quand on comprend Qui on est, on n’a pas besoin de vouloir être riche car l’Univers nous comble matériellement et surtout spirituellement, pour une évolution juste et simple qui vient de l’intérieur, avec de vraies valeurs. Celles qui n’occultent pas la Lumière ni la pureté de l’Amour et transmettent la Connaissance.

Être et verser dans l’état de l’Éveil où tout Est et où tout demeure, est le chemin que l’âme a choisi. Dans cet espace, la Connaissance Est. Là, le vide est plein de la Vie et on perçoit la vraie richesse. Le vouloir est désuet, comparé à la puissance de l’Univers qui peut tout. Dans cet espace, on ne possède rien et on a tout !

C’est un abandon à la Vie qu’il n’est pas facile de réaliser car on nous a appris à contrôler, à vouloir la joie, à vouloir la paix, à vouloir l’amour, à vouloir l’abondance, à vouloir être, à vouloir toujours plus, à vouloir, à vouloir…. Mais la Vie à laquelle on touche maintenant est tellement différente de ce que l’on a vécu…  Elle est le Tout, tout simplement, et c’est justement en se laissant porter que tout vient à soi. Il n’y a rien à rechercher car tout est déjà là !

Cet état est difficile à décrire. Il est si beau et plein de la Vie que les paroles ne sont pas nécessaires. Une fois la porte ouverte, tout est différent car la Conscience de la Vie est présente. Dans cet espace, on sait ! Dans cet espace, on Est ! Dans cet espace on touche à l’Unicité du Cœur de toute chose ! Dans cet espace On Vit !

L’être humain est si attaché à la matérialité qu’il a de la difficulté à la lâcher. Or il est si simple de se laisser porter par la Vie quand on sait Qui on est. La peur du manque, la peur de ne pas être assez bien, la peur de faire des erreurs,… toutes ces peurs bloquent et retiennent dans le passé devenu obsolète aujourd’hui. On veut toujours plus pour être quelqu’un d’autre, pour être reconnu, pour être bien ! On veut aussi avoir une mission, aider, guider les autres, les conduire sur la voie de l’Éveil mais la première tâche à réaliser est en soi. Elle est d’Être Soi. Notre âme est venue sur Terre pour cela. La personne la plus importante est soi et c’est en se changeant que l’on peut aider au changement et non l’inverse.  C’est aussi en ne voulant rien que les choses se mettent en place. Elles ne sont pas forcément ce que l’on « veut » mais sont le meilleur pour notre avancement. C’est pas à pas que les changements interviennent en soi et non dans le vouloir d’être et le contrôle. Le remède miracle n’existe pas dans la progression intérieure.La progression intérieure se découvre et surtout se vit à chaque instant, dans notre vie humaine.

Le non attachement aux choses et aux êtres est la voie qui conduit à l’Éveil. Tant que l’être humain demeurera dans la croyance qu’il ne peut exister sans cela, il restera sous le contrôle de son mental. Tant que l’être humain voudra se remplir de l’extérieur par les connaissances intellectuelles ou les biens matériels pour exister et grandir sur son chemin, il restera dépendant de la société et de la nécessité d’amasser des richesses en consommant pour être heureux. Il ne sait pas qu’il est plus facile de laisser la Vie le combler pour ne manquer de rien, qu’il n’y a rien à faire ni à vouloir mais simplement à être et à s’abandonner à l’Intelligence universelle qui comble de l’intérieur, qui enseigne, transforme et guérit, et nourrit l’être à la perfection ! Le chemin devient alors Lumière et l’état de la Pureté inconditionnelle prend place en soi. C’est un chemin à découvrir et à expérimenter où seul le Cœur transforme véritablement.

Ce qui n’ôte pas le plaisir d’être humain ni celui de profiter des plaisirs de la vie humaine. Car une vie sans plaisir ne permet pas de s’épanouir. Et il est bon de passer du temps à se faire du bien.  Profiter ainsi chaque jour des plaisirs de la vie, des rencontres, des échanges, du rire, de l’amitié, de la préparation de bons petits plats, du confort de la maison, des distractions, de la connexion avec la nature, des voyages…

Alors, je le dis et le redis : Je ne veux rien et je m’abandonne à la Vie !
J’aime les plaisirs de la vie humaine et j’aime la VIE !

A méditer…

Mirena
Source : www.audeladesmots.org

 

 

Le Café suspendu

Un « café suspendu » ou une « baguette en attente » sont des gestes de générosité faits au quotidien dans plus de 140 villes à travers le monde. Cette coutume venue d’Italie s’est répandue bien au-delà de ses frontières, pour créer et promouvoir une forme de consommation plus solidaire. Ainsi, chaque jour, des milliers de personnes démunies peuvent consommer, échanger, discuter et rompre avec l’isolement tout simplement.

café suspendu « Café suspendu » et « baguette en attente » : des actes de générosité au quotidien pour une consommation solidaire

Au départ, tout commence avec cette formule surprenante qui fait la part belle au partage et au vivre ensemble : – Un café « suspendu », s’il vous plaît ! Vous payez ainsi deux cafés mais n’en consommez qu’un seul : un pour vous et un autre pour un client démuni qui en fera la demande.

Les consommations « suspendues » ou « en attente » permettent de faire preuve de solidarité au quotidien. Chacun de ces petits gestes de générosité est destiné à un client modeste, ayant peu ou pas de ressources.

En pratique, les établissements intermédiaires de cette générosité, affichent le nombre de cafés « suspendus » près du comptoir ou sur la porte, pour informer les potentiels donateurs et les bénéficiaires.

café susoendu

Le « café suspendu » : une vieille tradition napolitaine

Cette coutume nous vient de Naples, où le « caffè sospeso » est une institution depuis environ un siècle. L’histoire raconte qu’un homme est entré dans son café habituel pour prendre son petit noir à emporter. Après avoir payé et être sorti de l’établissement, il est revenu en arrière et a demandé un autre café pour “le monsieur dehors, qui fait la manche à l’entrée”. C’est ainsi que le « café suspendu » serait né.

Un acte de solidarité local qui devient universel

Depuis, c’est un véritable élan de générosité qui prend de l’ampleur et traverse les frontières. Désormais il est présent partout en Europe, jusqu’au Canada et en Amérique du Sud. Cet acte de solidarité s’est rapidement répandu dans près de 140 villes du monde entier.

En France, c’est le mouvement des Indignés qui fait connaître cette tradition en postant un message sur les réseaux sociaux. Immédiatement, l’idée a séduit et cette coutume solidaire s’est propagée par Internet et le bouche-à-oreille.

C’est un mouvement citoyen local qui s’organise dans chaque pays. L’idée est de recréer du lien social, d’apporter du réconfort et de permettre à des personnes, qui sont souvent isolées, de se retrouver parmi les autres, de partager un moment, une parole.

Une source d’inspiration pour de nouveaux modes de consommation solidaires

Le principe du café « suspendu » s’est également étendu à d’autres commerces. Depuis, il y a les repas suspendus, les baguettes en attente, les coiffeurs suspendus ou encore les livres en attente, et même les pizzas, les soupes, les billets de spectacles, etc.

Quelques exemples de dons « en attente »

La baguette de pain

À Saint-Malo, dans la boulangerie Picquart, on peut lire sur une petite ardoise :

« Vous avez déjà offert 266 baguettes, merci.»

Jean-Manuel Prime, initiateur du réseau des baguettes « en attente » affirme qu’il existe « près de 150 boulangeries qui jouent le jeu dans toute la France »

La barquette de frites

La friterie « Le Duo » à Arlon, en Belgique, est la première à participer à cette action. « Les gens viennent ils laissent un euro, deux euros, ce qu’ils veulent. À l’avenir il y aura un macaron sur la porte, et les SDF qui le souhaitent pourront entrer et manger, s’il y a assez d’argent dans la caisse. » explique la propriétaire Berthe Fauconnier.

La soupe

À Dijon, le restaurant LuLu Graine d’un monde, fait de même mais avec de la soupe. Les clients peuvent, s’ils le souhaitent, donner 2 euros en plus de leur addition. « Un bâton est inscrit sur une ardoise, un bâton pour une soupe offerte. Les personnes qui sont dans le besoin (SDF, personne seule, âgée, démunie… ) peuvent ensuite venir et en profiter gratuitement. » explique Camille Salva.

La coupe de cheveux

Véronique Jalby, gérante du salon Oz à Toulouse, est devenue coiffeuse suspendue. Grâce aux dons de ses clients, elle coiffe gratuitement les plus démunis. Shampooing, soin, coupe et coiffage : ce forfait est financé grâce aux contributions solidaires des clients du salon.

Additionnés les uns aux autres, les dons des clients permettent d’offrir une séance chez le coiffeur à une personne qui ne peut la payer.

Le billet de spectacle

Le concept s’étend désormais au monde de la culture. Le centre culturel le Triangle à Rennes a mis en place le système du billet solidaire. « Les personnes qui achètent une place pour un spectacle ont la possibilité de faire un don en majorant le prix de quelques euros supplémentaires. L’argent en surplus est reversé dans une caisse afin d’acheter des places qui seront offertes gratuitement à des personnes qui n’ont pas les moyens », affirme Charles-Edouard Fichet, directeur du Triangle.

Les repas

À Québec, le restaurant Pizzas Aux 2 frères, a déjà offert « plus de 360 cafés, 120 soupes et 130 sandwichs depuis mai 2014 », rapporte le propriétaire Hiva Salehi.

Les livres

Soizic, fondatrice de la librairie Pages d’encre, à Amiens, explique que « depuis septembre 2015, nous proposons des livres suspendus. Les gens dans le besoin ne mettent pas les pieds dans une librairie car les livres sont chers. Nous voulions trouver un moyen de les aider.»

Une belle idée, soutenue avec enthousiasme par la clientèle. « Nos clients achètent des livres, souvent ceux qu’ils ont adorés, et les laissent à disposition. Nous les donnons au Cardan, une association locale travaillant dans les quartiers défavorisés. Ainsi, avec ce partenariat, nous sommes assurés que les livres suspendus sont utilisés à bon escient. »

Une plate-forme web pour géolocaliser les « en-cas suspendus »

CoffeeFunders est une plate-forme solidaire qui recense tous les cafés et en-cas en attente, en temps réel. Camille Chauvelin et Thibaut Sagi, en sont les créateurs :

CoffeeFunders possède aujourd’hui la plus vaste base de données d’établissements francophones ayant déclaré encourager le concept des cafés suspendus, et se décline à l’international dans sa version anglophone. Le site fédère désormais les informations relatives aux établissements participant au concept dans le monde entier…

Pensez-y au détour d’une vitrine qui annonce le concept et participez si vous le pouvez. Parlez-en également aux commerçants de votre quartier. La solidarité et la générosité de chacun, ne demande qu’à s’exprimer pour peu qu’on lui en donne la possibilité.

Pour visiter la plateforme de géolocalisation des en-cas suspendus : coffeefunders.fr

Un texte de Sophie Guittat
Source: https://www.mieux-vivre-autrement.com/

Le monde n’est qu’un lieu où la Vie s’aventure

L’intellect voudrait que la vie ne soit qu’une énigme, alors qu’elle est un mystère.
Demandez à la vie à quoi elle sert, elle ne vous répondra pas.
Elle ignore tout de nos philosophies, elle ne sait pas ce que signifie le mot « néant ». Comment pourrait-elle comprendre ?
La vie vit pour vivre. Elle n’est qu’une force qui va, gratuite, sans questions et sans cesse donnée. Libre à vous de l’épouser, de la voir comme elle est, de l’aimer simplement pour le bonheur d’aimer.
Et si vous ne voulez pas d’elle, que lui importe, elle passera sans vous !
Je connais des gens qui prennent la vie en horreur sous l’étrange prétexte que le monde leur déplaît – comme si le monde et la vie étaient sortis jumeaux du même ventre !
Le monde n’est que le lieu où la vie s’aventure.
Il est rarement accueillant. Il est même parfois abominable.
Mais la vie !
L’enfant qui apprend à marcher, c’est elle qui le tient debout.
La femme qui apprend les gestes de l’amour, c’est elle qui l’inspire.
Et le vieillard qui flaire devant lui les brumes de l’inconnaissable, affamé d’apprendre encore, c’est elle qui tient ses yeux ouverts.
Elle est dans la force de nos muscles, dans nos élans du cœur, nos poussées de sève, notre désir d’être et de créer sans souci de l’impossible.
« Impossible est impossible ! » voilà ce que dit la vie.

HENRI GOUGAUD