Le Dalaï Lama et le peuple tibétain

Voici un peuple qui me tient à cœur et que j’aime tout particulièrement. J’ai pu rencontrer les tibétains lors d’un voyage au Ladakh, en Inde du nord.

J’ai été émerveillée par ce peuple, très pauvre, très simple, mais tellement chaleureux. Un peuple opprimé qui ne demande qu’à garder son identité. Les enfants sont souriants, espiègles, serviables. Pourtant ils n’ont rien ou si peu.

J’ai pu visiter des écoles tibétaines et dormir dans l’une d’elle. Les enfants ont tout juste de quoi se couvrir, certains n’ont pas de chaussettes, ni de blouson, alors que le temps est froid. Ils mangent à même le sol. Pas de meuble ou si peu. Les fenêtres ont des vitres cassées qui ne seront pas remplacées avant l’hiver par manque de moyens. Et pourtant, ils ont le sourire. Ils ne paraissent pas souffrir de ce manque de confort car ils ne connaissent rien d’autre. Tout ce qui leur importe, c’est d’avoir à boire et à manger, et un toit sur leur tête.

Avec les larmes aux yeux, j’ai regardé ces enfants vivre. Une belle leçon pour nous occidentaux, nous qui sommes dans une société de consommation excessive, dans un excès de toute sorte, pris dans la spirale de la société des pays riches. Ces gens là n’ont rien mais ils ont tout partagé avec moi et mon compagnon : leur repas, leur maison, mais aussi la seule ampoule en leur possession afin que nous ne soyions pas dans le noir. Malgré nos protestations ils n’ont pas voulu la reprendre. Une grande leçon de vie et d’amour.

Alors, je me suis interrogée sur les valeurs existentielles de la vie. Ces gens-là nous montrent combien nous sommes dépendants du confort, de la consommation excessive… Mais, sommes-nous plus heureux ainsi ? Je ne le pense pas. Il suffit de regarder autour de soi pour voir la souffrance des gens, la souffrance intérieure. Nous comblons nos manques par des achats de toute sorte, par une recherche extérieure à soi qui nous éloigne de notre lumière intérieure. La société prend les commandes de l’être sans assouvir les envies et les besoins que nous nous créons. Tout n’est qu’illusion !

Ce peuple, à l’image d’autres peuples sur terre, nous fait prendre conscience que le bonheur, l’amour, le partage, ne s’achète pas. Ils sont dans l’instant présent et donne ce qu’ils ont à cet instant là. Ce qu’ils partagent est énorme. Ils ne se soucient pas du manque mais donnent avec le cœur. Ils n’ont rien mais donnent tout ce qu’ils ont. Un cadeau qui a une valeur inestimable.

L’autre cadeau que nous avons reçu là-bas, a été la venue du Dalaï Lama. Nous ne savions pas qu’il était de passage dans la région. Nous avons accueilli sa visite avec bonheur. Nous étions placés à une dizaine de mètres de lui et avons ressenti avec intensité ses vibrations. Ouah ! Ça décoiffe ! Je plaisante bien sûr, mais qu’elle puissance nous avons reçu au niveau du chakra cœur. Quelle beauté dans cet être si simple qui œuvre pour son peuple! Un pur bonheur, un moment que nous n’oublierons jamais ! Même si, pendant son discours nous n’avons rien compris, nous avons accueilli ces énergies qui nous ont portés et ouvert le cœur.

Alors, qu’en pensez-vous ? Donner avec le cœur, recevoir avec le cœur, n’est ce  pas cela le plus important ?

Mirena, le 18 Octobre 2011

Vous pouvez partager ce texte à condition de le faire dans son intégralité, y compris ces deux phrases, et en faisant référence au site : www.audeladesmots.org.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code