Je me choisis

Un très beau texte qui touche à la liberté de l’être, au droit d’être humain, pour le meilleur et le moins bon. Vivre, essayer de vivre, s’accepter, se pardonner, se reconnaître pour grandir…

Je ne veux plus me nier,
Nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.
Je veux être respectée, écoutée, entendue.
J’ai le droit de respirer, de me dire,
J’ai le droit de dénoncer, de penser, de crier,
J’ai le droit d’exister.

Je veux vivre debout,
Être en paix avec moi-même.
Je veux grandir, changer, m’aimer,
Je veux rêver, rire, m’épanouir.
J’ai besoin d’air, j’ai besoin de m’écouter.
J’ai besoin de décider pour moi, avec moi,
En fonction de mes besoins à moi,
De ce que je veux faire de ma vie.

J’en ai marre de vivre en fonction des autres,
Pour être aimée.
J’en ai marre de faire des courbettes,
Pour acheter la paix ou ne pas être seule.
Je choisis de vivre, de vivre ma vie
Je choisis de vivre mes sentiments,
Mes émotions, mes rêves, mes espoirs.

Je veux me vivre jusqu’au bout, telle que je suis.
Je me réserve le droit d’essayer, de me tromper,
De recommencer, d’essayer encore, et de réussir.
Pendant la transition,
J’accepte ma souffrance, ma déception,
J’accepte mon insécurité, mon désespoir.
J’accepte ma colère contre les autres,
On ne m’avait rien promis.

J’accepte ma colère contre moi,
De m’être si longtemps niée et oubliée.
Je suis en sevrage, car je sais qu’avec le temps,
Ces sentiments vont s’atténuer et disparaître,(peut-être)
Remplacés par le pardon.
Je sais qu’avec le temps,
Mon cœur va guérir d’avoir parfois mal aimé.

Et peut-être qu’avec le temps,
J’accepterai d’oser à nouveau,
De tenter l’expérience,
D’aimer et d’être aimée.

Source inconnue et transmis par Annie Fortin.

Mirena, le 4 Février 2013.
Vous pouvez partager ce texte à condition de le faire dans son intégralité, y compris ces deux phrases, et en faisant référence au site : www.audeladesmots.org.

 

rose trémièrePhoto Mirena

L’extériorité ou l’intériorité ? (1)

L’hiver arrive peu à peu, le froid est bientôt là. Nous évoluons aux rythmes des saisons, nous menons notre vie en fonction de celles-ci. Nous savons que nous entrons dans une saison où il est bon de se poser un peu, de prendre le temps, de nous intérioriser pour nous découvrir… Après avoir passé l’été à l’extérieur, nous passons maintenant à l’intérieur grâce à l’hiver.

Cette saison qui n’est pas toujours appréciée car il fait froid, est pourtant une période intense au point de vue intérieur. Si nous nous réglons sur elle, nous pouvons nous poser, tout comme elle, entrer en nous, faire le point sur ces derniers mois et en tirer les conclusions, donc les bénéfices. Car le regard sur soi est un geste d’humilité, de pleine conscience, qui nous montre notre image. Les bons, les mauvais moments, ne sont pas importants. Il ne doit pas y avoir de jugement. Ce qui compte est le travail que nous avons effectué grâce à eux et avec eux. Nous pouvons faire le point sur notre avancement, sur nos changements et en tirer profit.

–    Que s’est il passé ces derniers mois ?
–    Y a-t-il eu un changement en moi, dans ma vie ?
–    Qu’ai-je réglé ou pas ?
–    Quel est le point que je peux encore approfondir, que je peux libérer ?

Il ne s’agit pas de faire un étalement, mais un constat qui, s’il est fait en toute sincérité, peut nous apporter des réponses. En nous intériorisant, en nous posant, nous pouvons avoir une vue juste de notre chemin. Il ne s’agit pas de revenir en arrière pour rejouer encore les mêmes scènes par la pensée, mais au contraire accueillir avec le cœur les évènements de ces derniers mois pour les comprendre et leur dire merci pour le travail qu’ils nous ont permis d’effectuer en nous.

L’intériorité mène à cela. Elle nous initie, elle nous montre, elle nous dévoile, elle nous permet de nous libérer, de prendre conscience. Elle est un outil à notre avancement car elle est pleinement dans l’instant. Avec elle, nous ne nous évadons pas. Au contraire, nous restons bien centrés sur nous, sur notre vie, sur notre corps, à l’écoute… Avec elle nous ne fuyons pas !

L’extériorité, quant à elle, est une vision éphémère, un rêve de projections, une constante évasion de notre être pour une vie souvent chaotique, pleine à ras bord, qui nous tient plutôt qu’elle ne nous libère. Nous croyons répondre à nos envies, à nos besoins, mais en fait elle nous tient de toute sa force et nous conduit dans la mêlée de nos émotions et de notre mental. Avec elle, pas de repos. Avec elle, une infinité de mouvements, qu’ils soient du corps ou de l’esprit. Un mouvement sans cesse répété qui nous éloigne de notre Être intérieur, de notre voie initiatique et de tous ses bienfaits. Nous y entrons pourtant volontiers pour essayer de nous débarrasser de nos problèmes, pour nous occuper l’esprit, pour ne pas entendre ce que notre voix pourrait nous dire. Car nous mettre à nu devant qui nous sommes, devant notre création est parfois déplaisant. Nous préférons foncer, renverser les barrières et courir à perdre haleine pour ne pas être rattrapés par le temps. Cette éphémère construction est pourtant notre création de chaque jour. Nous ne voyons pas, nous n’entendons pas. Nous préférons l’évasion inconsciente à la conscience de notre évasion.
Alors aujourd’hui, il est temps de regarder notre comportement d’action. Il est temps car les changements sont là, bien présents, et nous bousculent. Nous devons prendre conscience de cet état de notre vie et essayer de nous poser, de nous intérioriser fréquemment pour nous retrouver, pour retrouver notre lumière et sa douce chaleur. Notre travail prend beaucoup de temps sur notre vie. Mais il reste toutefois les week-ends, les soirées… La télévision, quant à elle, n’arrange rien. Elle est le constat de notre vie actuelle. Elle nous endort dans la violence, dans l’immoralité, dans la peur…. Elle nous empêche de nous poser pour entendre notre voix, pour entendre la raison du cœur. Elle est elle aussi le reflet de notre existence.

Prenons l’hiver comme un cadeau, même s’il pleut, même s’il fait froid, même si nous manquons de soleil. Le soleil est dans notre cœur. Si nous le découvrons, il illuminera nos journées, il nous réchauffera, il nous transmettra sa douceur, sa connaissance. Il sera pour nous un fidèle ami, un maître qui nous conseillera, nous initiera. Profitons de ses bienfaits et entrons en nous pour le retrouver…

Transmis par Mirena, le 21 Novembre 2011.
Vous pouvez partager ce texte à condition de le faire dans son intégralité, y compris ces deux phrases, et en faisant référence au site : www.audeladesmots.org.