Retraite de Méditation

 

Retraite de méditation Auvergne (Cantal)
du samedi 6 Octobre 2018 au dimanche 14 Octobre 2018

« La méditation permet de se retrouver au centre de sa véritable nature : la lumière »

Une retraite de méditation vous est proposée du samedi 6 octobre, au dimanche 14 Octobre 2018.
Elle a pour but d’accueillir l’allègement intérieur par la Lumière de Vie.

Les participants recevront chaque jour, un enseignement et des libérations intérieures en méditation.  Aucune technique n’est requise. Tout le monde peut y participer.
Par ailleurs, une pratique de pleine conscience et de méditation en marchant sera aussi au programme.

L’arrivée se fera le samedi 6 octobre à partir de 16 h et le départ le dimanche 14 octobre le matin.
Le tarif pour cette retraite est de 350 €, avec un hébergement de 7 ou 8 nuits inclus. Les repas seront préparés en commun.
Pour tout renseignement et inscription, me contacter par mail :
mirena@audeladesmots.org ou par téléphone au 06 38 04 73 50.
Possibilité  de paiement échelonné.

Le jeu de pouvoir de l’ego

Le Jeu de l'ego

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La tâche intérieure se poursuit, nous mettant face à nos conditionnements façonnés par l’ombre de notre mental. Ceci nous permet de libérer intensément nos états d’être, de faire et de penser négatifs dès lors que nous posons notre cœur dans la compréhension de qui nous sommes. Nous pouvons vivre d’importantes libérations si nous accueillons les bouleversements que nous vivons pour de grandes opportunités d’évolutions et si nous nous acceptons tels que nous sommes, sans jugement mais dans le lâcher prise du mental et de son pouvoir.

Plus le temps passe, plus j’avance dans la compréhension de la nature humaine, de moi-même également, mais aussi des schémas entretenus, et je constate qu’être simple est la voie qui ouvre le chemin à la lumière et à la Vie, la voie de la libération intérieure. C’est dans cet élément que je me reconnais. Les enseignements que je reçois, m’incitent à cette expression pour apprendre à demeurer dans l’Être.

Être simple ne veut pas dire vivre retiré de tout. Être simple ne veut pas dire vivre sans plaisir. Le plaisir doit faire partie de notre vie. Les richesses de la vie sont pour nous tous et nous nous devons de les apprécier et de les vivre.

La simplicité est un état d’être, de faire et de penser. Elle nous permet d’exister et de vivre en restant axé sur le lien qui nous unit au Tout, en être conscient et voir en soi ainsi que chez l’autre, la lumière et l’amour. Ainsi nous sommes dans un positionnement intérieur qui privilégie l’Amour et le don de soi sans attente.

L’ego est l’opposé de la simplicité. Il est durement éprouvé actuellement. Il est mis au jour par le jeu des énergies qui soulève le voile qui le recouvre. Il met en évidence le besoin de reconnaissance de l’homme qui a le désir d’être apprécié, d’être considéré. Il essaie ainsi de combler un temps le vide en lui. Vide créé par les blessures qu’il porte. Ce vouloir de reconnaissance l’éloigne de sa demeure intérieure d’amour et de lumière, inconsciemment … Oui inconsciemment car lorsque la guidance est menée par le pouvoir de l’ego, l’être devient aveugle ; aveugle dans ses propres fonctionnements.

Cette vérité est une expérience qu’il vit pour comprendre ses souffrances, pour panser ses blessures. Ses expériences le rapprochent de la compréhension de ses fonctionnements pour un jour, arriver à voir clair dans le jeu de l’ego et de sa direction.

Il est parfois difficile de rester dans la simplicité car l’ego est le meneur de l’être humain. Il y a pourtant une clé qui ouvre au discernement et à la compréhension de nos fonctionnements. Pour rester dans notre demeure intérieure et ne pas nous égarer dans la direction que nous soumet le mental, il est tout d’abord important de ne rien vouloir, de ne rien demander sauf si c’est un besoin ou une nécessité. Il est essentiel de rester soi-même, centré sur sa lumière afin d’agir par l’intention du cœur.

La question pour comprendre son propre fonctionnement doit être formulée. Pourquoi est-ce que je fais ceci ou cela ? Pourquoi suis-je dans le vouloir ? Ai-je un besoin de reconnaissance ou bien est-ce l’amour de mon cœur qui parle ? Le discernement doit se faire…

Trop de vouloir empêche l’amour de s’exprimer. L’être humain croit souvent qu’il s’agit d’amour mais à bien y réfléchir, rien n’est certain… Mettre en balance nos fonctionnements et « nos vouloirs » nous permet de discerner l’ego et l’aveuglement qu’il nous transmet.

Lorsque l’on est prêt à recevoir, on reçoit. Lorsque l’on est prêt à œuvrer, tout se met en place. Lorsque l’on est prêt à aider et à guider, les personnes viennent à nous. La vie sait très bien nous conduire lorsque l’on ne contrôle pas. L’ego sait aussi très bien nous aveugler pour nous garder sous sa coupe.

Tant que le vouloir satisfera l’ego, l’homme ne trouvera pas la paix en lui. Quand il se posera dans la simplicité, il permettra à la vie de le conduire sur le chemin de la compréhension de soi pour attirer le meilleur.

Nous n’avons pas besoin de paraitre, ni de forcer la voie. Pas besoin d’artifices qui donnent de l’importance à l’ego. Pas besoin d’attirer l’attention à soi pour être. Le rayonnement de notre lumière et de notre amour sont les seules vérités à développer. L’univers se charge du reste.

Restons conscients de la justesse dans la vie, de sa justesse et de sa perfection.
Le cœur est bien le révélateur de la liberté humaine.

Mirena, le 4 Mai 2015
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Raison ou tort ?

Le cycle sans fin

Qui peut affirmer avoir la vérité sinon s’égarer lui-même dans les méandres de son ego ?
Qui peut croire en lui et affirmer détenir le savoir, la Connaissance ?

Je discutais dernièrement avec mon guide. Je suis, sachez-le, tout comme vous guidée et enseignée. Je ne suis pas différente de vous, je suis humaine avant tout. Je ne détiens pas la vérité non plus sur ce que je vous transmets. Je détiens seulement ma propre connaissance, celle qui vibre au fond de moi et qui me permet d’avancer sur ma voie.

J’entends parfois des personnes affirmer leur point de vue, je lis parfois des messages qui m’interpellent car je pense qu’ils sont orientés par le pouvoir de l’égo. Je dis « je pense » car c’est mon point de vue personnel. J’ai moi aussi affirmé mes croyances et cela me permet de comprendre ce que je vous relate aujourd’hui. Cela a été positif et bénéfique pour certains d’entre vous mais également pour moi et là est l’essentiel.

Il est vrai que parfois je me suis posée la question : Suis-je dans le vrai ? Ne vais-je pas égarer certaines personnes avec mes messages ou bien avec les guidances que je reçois ?

Lorsque la spiritualité vous rattrape un jour, lorsque vous entendez votre guide pour la première fois, vous vous posez forcément des questions pour essayer de comprendre d’où cela provient. Le chemin de découverte et de compréhension commence alors. Un chemin ardu parfois car c’est le commencement d’un grand changement intérieur d’acceptation de soi, de foi et de confiance.

Certaines personnes m’ont dit : Ah mais toi tu as de la chance !
Ceci est leur point de vue et je le respecte. Ce qui est moins facile, c’est de recevoir ce que j’ai reçu sans y être préparée et dans une grande solitude. Être en contact avec l’au-delà et les guides demande une grande foi et un long travail de compréhension et d’intégration.

Pourquoi vous dis-je cela aujourd’hui ? Il est vrai que je ne parle pas beaucoup de moi. Je suis ainsi et cela m’appartient. Si je me livre à vous aujourd’hui c’est que pour moi, un grand changement s’opère et me permet de fermer la porte d’un passé que je remercie. Je ne sais encore ce qu’est ce changement mais je l’accueillerai avec tout l’amour qui est en moi. Que ce changement soit intérieur ou bien me place dans une nouvelle mission à accomplir, peu importe. L’important pour moi est que cette transition m’apporte le meilleur de la Vie et je suis fermement décidée à l’accueillir.

L’essentiel est de grandir dans mon cœur, de vivre libre et en accord avec la personne que je suis. M’accepter telle que je suis aussi. Certains diront que cela est peu mais je trouve que cela est énorme. Vous rendez-vous compte ? Vivre libre et dans la joie ! Le plus important pour moi ! Ne rien vouloir mais être, simplement être. C’est mon choix, du moins pour l’instant.

Je sais, et encore une fois ceci est ma croyance, que la vie n’est pas forcément celle que l’on s’est imaginée. Je la perçois différemment depuis quelques temps. Les enseignements que je reçois, m’ouvrent à certaines compréhensions. Je sais que chacun détient sa propre vérité et que celle-ci est une part de la Grande Vérité. Chacun a raison et personne n’a tort. Tout est vérité et la Connaissance n’appartient à personne car nous sommes une part de celle-ci. Nos croyances sont justes et vraies pour nous-mêmes. Et nous captons de l’Univers ce que nous sommes aptes à capter.

C’est pourquoi affirmer que l’on détient le vrai et que l’autre est dans le faux est pure illusion. Longtemps nous avons fonctionné avec le pouvoir de notre mental et cru en  savoir plus que l’autre. Mais aujourd’hui ma vérité me permet de comprendre le fonctionnement de la Grande Vérité. Celle-ci est issue de toutes nos croyances, de toutes les vérités que nous pensons vraies et qui sont toutes de ce fait, parfaites !

La Création est infinie et nous en sommes les créateurs. Nous créons le mouvement de la Vie qui la nourrit. Ce qui revient à dire que rien n’est figé, tout change et se transforme et la Vérité également. Toute croyance émise est notre création et l’ensemble de l’humanité est nourri par ce tout que nous formons ensemble. Nous sommes Un et le Tout à la fois.

C’est pourquoi la rigidité des enseignements devient obsolète aujourd’hui. Chaque enseignement proposé est une ouverture pour la personne qui la reçoit. Une ouverture qui lui permet de comprendre ce qu’elle a à comprendre à cet instant. Car nous attirons à nous les enseignements, nous les lisons et souvent ils nous permettent de comprendre le blocage ou la souffrance du moment.  Ainsi les enseignements sont vrais pour certains et ne le sont pas pour d’autres. Alors, qu’importe si le vrai est faux, si le faux est vrai. L’essentiel est que nous recevons tous des messages, des indications, des enseignements qui nous sont bénéfiques à nous reconnaitre dans nos fonctionnements d’être et de penser. Qu’importe le reste !

Arrêtons nos luttes, arrêtons de vouloir tout contrôler ! C’est ainsi que nous grandirons. Tout est juste, disais-je. Je dirai même tout est parfait ! Restons nous-mêmes, libres de croire et de penser, libres d’agir et de grandir, en souplesse et en amour. Libres d’être nous-mêmes, en accord avec ce que nous désirons être.

Fais ceci ou cela ! Agis ainsi et pas comme cela ! Écoute ce que je te dis et regarde ce que je te montre ! C’est là que tu dois aller ! Croyez-vous que nous pouvons être libres ainsi ? Je ne le pense pas mais ceci est ma vérité et elle n’est pas forcément la vôtre.

Je suis qui je suis et libre d’être moi-même. L’essentiel pour moi est de vous proposer ce que je sais (et quel plaisir !), vous proposer ma vérité et vous laisser le choix d’avancer vers le meilleur de vous-mêmes, en toute liberté !

Je vous souhaite de croire en vous et de suivre votre intuition.
Sachez que vous recevez  le meilleur de la Vie à chaque instant.

Belle réflexion à vous toutes et tous !

Mirena le 16 Mars 2015
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La loi de causalité, des graines aux fruits.

Quand nous lançons un caillou en l’air, nous ne devons pas nous étonner qu’il nous retombe sur la tête. De même, lorsqu’on a commis un acte, quel qu’il soit, on ne peut que s’attendre à ce que, tôt ou tard, il produise un effet. Si l’on souhaite s’affranchir de la souffrance, il est donc logique qu’il faille accomplir certains actes, et en éviter d’autres. La loi de causalité des actes est le fondement même des enseignements du Bouddha, lui qui déclara :

Éviter le moindre acte nuisible,
Accomplir parfaitement le bien
Et maîtriser son esprit ;
Voilà l’enseignement du Bouddha.

Tous les phénomènes résultent du concours d’une infinité de causes et de conditions en perpétuel changement. Comme l’arc-en-ciel qui surgit quand le soleil brille sur un rideau de pluie et s’évanouit dès lors que disparaît l’un des facteurs contribuant à sa formation, les phénomènes ne surviennent que par interdépendance et sont donc dénués d’existence autonome et permanente.

Si les phénomènes se conditionnent mutuellement en un vaste processus dynamique et créateur, rien ne surgit, en revanche, de façon arbitraire, et la loi de causalité opère inéluctablement.

Le karma, qui désigne à la fois les actes et leurs effets, est un aspect particulier de cette loi de causalité. C’est lui qui détermine notre lot de bonheurs et de souffrances. Autrement dit, nous subissons les conséquences de nos comportements passés, de même que nous sommes les architectes de nos vies futures.

Dans cette optique, notre destinée ne dépend donc pas d’une puissance extérieure, une volonté divine par exemple. Elle est le fruit de nos actes. On ne récolte que ce que l’on a semé, et rien ni personne ne contraint un individu à renaître de telle ou telle façon, si ce n’est le pouvoir de ses actes.

Par « actes » on n’entend pas seulement les comportements physiques, mais également les paroles et les pensées qui, elles aussi, peuvent être bénéfiques, neutres ou nuisibles. Bien et mal ne sont pas des valeurs absolues. Une conduite est considérée comme « bonne » ou « mauvaise » en fonction de l’intention, altruiste ou malveillante, qui la sous-tend, ainsi que de ses conséquences : le bonheur ou le malheur pour soi et pour autrui. À chaque instant de notre vie, nous récoltons les conséquences de notre passé et façonnons notre futur par des pensées, des paroles et des actes nouveaux. Ces derniers sont comme des graines qui, une fois semées, produisent le fruit bénéfique ou nuisible qui leur correspond.

Vues sous cet angle, les souffrances dont nous ne sommes apparemment pas responsables – le mal que nous font les autres, les maladies ou les désastres naturels – ne sont dues ni à une volonté divine ni à une fatalité inéluctable, pas davantage qu’à un pur hasard. Ce sont comme des flèches que nous aurions tirées un jour en l’air, puis oubliées, et reviendraient sur nous. Cette vision des choses peut paraître déconcertante à un Occidental, surtout si on l’applique à un être innocent qui souffre, ou à un homme foncièrement bon dont la vie n’est qu’une perpétuelle tragédie. Il faut comprendre que, selon le bouddhisme, chaque être est le résultat d’un ensemble complexe de causes et de conditions, de bonnes et de mauvaises graines semés dans le passé, et c’est cette combinaison de facteurs multiples qui se manifeste, graduellement et chacune en son temps, au cours de nos vies. Le fait d’en prendre conscience permet d’adopter une attitude plus responsable. Elle nous évite, par exemple, de blâmer les autres pour ce qui nous arrive de déplaisant.

Ne pas se révolter contre ce qui nous échoit par la nature des choses ne signifie pas être fataliste. Nous avons toujours la possibilité de tirer le meilleur parti d’une situation défavorable, quelle qu’elle soit. À nous de décider ce que nous devons faire ou ne pas faire pour construire notre bonheur futur et ne plus engendrer des causes de souffrances.

Comprenant que les actes nuisibles conduisent à tous les maux qui nous affligent – nous-mêmes et autrui -, et que les actes bénéfiques engendrent le bonheur, libre à nous d’agir avec discernement. Comme on dit : « Tant que l’on garde sa main dans le feu, il est vain espérer échapper à la brûlure. » Pour conclure, nous ne récoltons ni « récompense » ni « punition » : ce qui nous arrive obéit simplement à la loi de causalité.

Matthieu Ricard,
Chemins Spirituels.