Quand viendra le jour de ta mort, qu’emporteras-tu avec toi ?

Qu'emporteras-tu avec toi ?

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Par Saadgi,

Quand viendra le jour de ta mort, tu ne pourras pas emporter ce que tu as : tes richesses, ta maison etc…
Tu emporteras ce que tu es, l’être que tu as été tout au long de ta vie, l’état d’esprit dans lequel tu es aujourd’hui. C’est cela que tu emporteras avec toi.
Si dans ta vie tu as fait souffrir des personnes ou des animaux, si tu as volé ou si tu as été violent, juste avant ton dernier souffle, tu ressentiras ce que les êtres que tu as blessés, ont ressenti. Tu vas connaitre cette peur d’être pris en défaut et tu ne pourras pas te cacher derrière de fausses excuses parce que ton mental ne sera plus là pour te masquer la vérité. Il ne pourra plus te maintenir dans l’illusion de ce qu’a été ta vie et c’est toi-même qui jugeras ce que tu as fait. Tu ressentiras cette douleur que tu as créée et dans ta prochaine vie, tu seras obligé de vivre des épreuves pour obtenir un équilibre de karma.
Si dans cette vie tu trouves que ce rien n’est juste, si tu trouves les autres méchants avec toi ou si les chiens essaient de te mordre, plutôt que de te sentir victime et penser « tout le monde m’en veut », essaie de comprendre que dans ta vie passée, tu as surement attiré à toi cette situation. Maintenant, il te reste à répandre autour de toi la compassion sincère et l’amour, le respect pour tous les êtres vivants. Ta vie changera ainsi pour le meilleur parce que chacun a droit au bonheur. Mais chacun a aussi des devoirs envers ce bonheur tant recherché.
Si dans ta vie tu as aimé prendre soin des gens qui t’entourent, simplement et sans attendre quoi que ce soit en retour, simplement parce que tu en avais envie, naturellement, c’est cela que tu emporteras avec toi et ta prochaine vie sera marquée de tes précédents efforts.
Alors bien sûr, il te reste surement de longues années avant de repartir mais il serait dommage d’attendre le dernier jour pour te poser cette question :
« Avec quoi vais-je partir ? »

Avec tout mon amour,
SAADGI, le 30 Août 2015.

 

 

La loi de causalité, des graines aux fruits.

Quand nous lançons un caillou en l’air, nous ne devons pas nous étonner qu’il nous retombe sur la tête. De même, lorsqu’on a commis un acte, quel qu’il soit, on ne peut que s’attendre à ce que, tôt ou tard, il produise un effet. Si l’on souhaite s’affranchir de la souffrance, il est donc logique qu’il faille accomplir certains actes, et en éviter d’autres. La loi de causalité des actes est le fondement même des enseignements du Bouddha, lui qui déclara :

Éviter le moindre acte nuisible,
Accomplir parfaitement le bien
Et maîtriser son esprit ;
Voilà l’enseignement du Bouddha.

Tous les phénomènes résultent du concours d’une infinité de causes et de conditions en perpétuel changement. Comme l’arc-en-ciel qui surgit quand le soleil brille sur un rideau de pluie et s’évanouit dès lors que disparaît l’un des facteurs contribuant à sa formation, les phénomènes ne surviennent que par interdépendance et sont donc dénués d’existence autonome et permanente.

Si les phénomènes se conditionnent mutuellement en un vaste processus dynamique et créateur, rien ne surgit, en revanche, de façon arbitraire, et la loi de causalité opère inéluctablement.

Le karma, qui désigne à la fois les actes et leurs effets, est un aspect particulier de cette loi de causalité. C’est lui qui détermine notre lot de bonheurs et de souffrances. Autrement dit, nous subissons les conséquences de nos comportements passés, de même que nous sommes les architectes de nos vies futures.

Dans cette optique, notre destinée ne dépend donc pas d’une puissance extérieure, une volonté divine par exemple. Elle est le fruit de nos actes. On ne récolte que ce que l’on a semé, et rien ni personne ne contraint un individu à renaître de telle ou telle façon, si ce n’est le pouvoir de ses actes.

Par « actes » on n’entend pas seulement les comportements physiques, mais également les paroles et les pensées qui, elles aussi, peuvent être bénéfiques, neutres ou nuisibles. Bien et mal ne sont pas des valeurs absolues. Une conduite est considérée comme « bonne » ou « mauvaise » en fonction de l’intention, altruiste ou malveillante, qui la sous-tend, ainsi que de ses conséquences : le bonheur ou le malheur pour soi et pour autrui. À chaque instant de notre vie, nous récoltons les conséquences de notre passé et façonnons notre futur par des pensées, des paroles et des actes nouveaux. Ces derniers sont comme des graines qui, une fois semées, produisent le fruit bénéfique ou nuisible qui leur correspond.

Vues sous cet angle, les souffrances dont nous ne sommes apparemment pas responsables – le mal que nous font les autres, les maladies ou les désastres naturels – ne sont dues ni à une volonté divine ni à une fatalité inéluctable, pas davantage qu’à un pur hasard. Ce sont comme des flèches que nous aurions tirées un jour en l’air, puis oubliées, et reviendraient sur nous. Cette vision des choses peut paraître déconcertante à un Occidental, surtout si on l’applique à un être innocent qui souffre, ou à un homme foncièrement bon dont la vie n’est qu’une perpétuelle tragédie. Il faut comprendre que, selon le bouddhisme, chaque être est le résultat d’un ensemble complexe de causes et de conditions, de bonnes et de mauvaises graines semés dans le passé, et c’est cette combinaison de facteurs multiples qui se manifeste, graduellement et chacune en son temps, au cours de nos vies. Le fait d’en prendre conscience permet d’adopter une attitude plus responsable. Elle nous évite, par exemple, de blâmer les autres pour ce qui nous arrive de déplaisant.

Ne pas se révolter contre ce qui nous échoit par la nature des choses ne signifie pas être fataliste. Nous avons toujours la possibilité de tirer le meilleur parti d’une situation défavorable, quelle qu’elle soit. À nous de décider ce que nous devons faire ou ne pas faire pour construire notre bonheur futur et ne plus engendrer des causes de souffrances.

Comprenant que les actes nuisibles conduisent à tous les maux qui nous affligent – nous-mêmes et autrui -, et que les actes bénéfiques engendrent le bonheur, libre à nous d’agir avec discernement. Comme on dit : « Tant que l’on garde sa main dans le feu, il est vain espérer échapper à la brûlure. » Pour conclure, nous ne récoltons ni « récompense » ni « punition » : ce qui nous arrive obéit simplement à la loi de causalité.

Matthieu Ricard,
Chemins Spirituels.

Le karma et les mémoires cellulaires

Par Simon Leclerc, le 4 février 2013

Bonjour à vous tous,

Je reçois souvent des questions sur le karma et cela fait quelque temps que je ressens l’élan de partager ma propre vision de ce sujet, que certains associent parfois à une sorte de fatalité ou encore, à un moyen de justifier l’inexplicable. Dans tous les cas, le karma alimente les réflexions et il est intéressant de le présenter sous différents angles.

J’aime bien définir le karma comme étant «l’envie de l’Âme de comprendre». Qu’est-ce que cela signifie? Le karma est perçu par plusieurs comme une sorte de punition céleste. Mais en réalité, il est un moteur d’évolution dans la matière. Concrètement, il est associé à une recherche d’équilibre de l’âme sur son parcours d’apprentissage terrestre.

Supposons un moment qu’une personne ait expérimenté une forme d’inconscience temporaire l’ayant amenée à utiliser son pouvoir pour contrôler une autre personne. Prenons l’exemple d’un homme de loi, que nous nommerons ici Wilfrid, qui profite de la vulnérabilité d’une autre personne pour lui soutirer sa ferme et sa terre. Afin d’être en paix avec son geste et le justifier, Wilfrid pourra se dira que s’il ne l’avait pas fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait à sa place. Il en parle à certains proches qui lui confirment qu’ils auraient probablement fait la même chose eux aussi, et ainsi, Wilfrid se sent justifié dans ses actions.

Pour demeurer cohérent durant son incarnation, Wilfrid devra alors se couper énergétiquement de l’homme dont il soutire la terre et la ferme pour ne pas être affecté par sa détresse et préserver ainsi une forme d’équilibre. Du même coup, il se coupera de sa propre conscience amoureuse qui lui suggère intérieurement qu’il est uni à cet homme, que ce qu’il lui fait, il se le fait à lui-même.

L’oubli
Il faut comprendre qu’au départ, l’aventure dans la dualité implique une forme d’oubli de nos origines, une séparation d’avec nous-mêmes. Celle-ci n’est donc pas le problème en soi, elle est plutôt le stimulant qui pousse les êtres à avoir envie de se réunir de nouveau. Mais à la base, la sensation de séparation accompagne l’incarnation. C’est le choix qui a été fait par tous les êtres qui ont entrepris le parcours dans la dualité, afin d’apprendre l’amour en vivant illusoirement l’expérience d’en être séparé, tout comme l’été s’apprécie mieux par un être qui a traversé un hiver.

Afin de grandir sur le parcours de la dualité, les âmes placeront sur leur route des situations qui leur permettront de se souvenir de leur nature véritable en étant stimulé à s’unir de nouveau aux autres. Mais souvenons-nous qu’à la base, la séparation est le premier mouvement qui a accompagné l’entrée dans la matière. Elle fait partie de notre expérience. Elle n’est donc pas un «obstacle qui nous sépare de Dieu», mais plutôt un magnifique moteur d’évolution qui nous pousse à avancer.

Revenons maintenant à Wilfrid. Ce dernier a choisi de profiter d’une situation à son avantage, tout en se coupant des émotions de trahison et d’abandon qu’il aura provoquées chez l’autre. Afin de demeurer en paix dans cette situation, il s’est organisé, consciemment ou inconsciemment, pour justifier ses actions afin de préserver une forme d’équilibre en lui. Il créera alors une réalité externe qui viendra valider ses gestes posés. Mais en parallèle, une autre réalité intérieure se fera ressentir, soit celle de l’amour. Celui-ci lui exprimera un autre message au niveau du cœur qui lui suggèrera qu’il pourrait agir autrement dans la situation. Il sera libre de l’entendre ou non, mais l’amour s’exprimera.

À ce moment, Wilfrid aura deux choix : ou il s’ouvre à l’amour, ou il s’y referme. Il n’existe aucune troisième option, car l’amour n’est jamais stagnant. L’ouverture à l’amour peut se faire graduellement ou subitement, dans cette vie ou une autre, mais il se fera tôt ou tard, car c’est la «destination» commune à chacun. Mais pour le moment, supposons que Wilfrid ait choisi de s’y refermer.

Il rencontrera des gens sur son parcours qui lui reflèteront certains choix qu’il aura refermés en lui. Certaines personnes pourront par exemple le culpabiliser de ses actions et il pourra choisir de les fuir afin de ne s’entourer que de ceux qui lui présenteront une forme d’approbation. En d’autres termes, il voudra que son monde extérieur reflète ses choix intérieurs.

Son propre rythme
Soyons attentifs ici pour ne pas juger Wilfrid, l’exemple est présenté pour comprendre son état d’esprit. En parallèle, il faut comprendre que l’amour en chacun nous invite à présenter la lumière à Wilfrid de façon inconditionnelle en lui permettant de l’accueillir à son propre rythme. Si nous le jugeons, nous lui transmettons inconsciemment que sa réalité est inappropriée et alors, il voudra nous convaincre du contraire.

Ce comportement nous est tous reflété dans nos sociétés. Nous côtoyons au quotidien des êtres qui veulent nous convaincre qu’ils ont raison, et souvent, nous tentons en retour de les convaincre du contraire, car nous les sentons fermés et limités. Mais dès qu’ils sont reconnus dans leur vision de la vie, peu importe ce qu’elle est, l’amour se remet à circuler et ils cessent de s’accrocher à la forme plus limitée de leur expression. Ils s’ouvrent alors à la faire grandir parce qu’elle est accueillie inconditionnellement, et ainsi, elle peut évoluer.

Tôt ou tard, nous sommes tous «condamnés» à assumer notre nature profonde amoureuse. Seul le moment diffère, mais la destination est la même pour tous. Si je présente l’expérience de Wilfrid, c’est pour que nous comprenions que la situation lui proposait deux choix: ou il pouvait aider cette personne à alléger sa situation, ou il pouvait en profiter à son avantage (pour mon exemple, retenons uniquement ces deux options). L’amour ne juge rien, il propose une expression toujours plus lumineuse, et chacun est libre de l’accueillir en lui pour l’extérioriser concrètement.

Le cours naturel de la vie de Wilfrid l’amènera à poursuivre son parcours selon ses principes et ses idéaux personnels. Mais qu’il le veuille ou non, son chemin aura croisé celui de l’homme qu’il a choisi de flouer. Et parce qu’il aura empêché l’amour de circuler entre eux, les deux hommes resteront liés au niveau énergétique.

Nous savons que Wilfrid avait oublié qu’il était uni à l’autre homme et que ce faisant, il a posé des gestes en fonction de ce qu’il comprenait de la vie. Nous ne posons donc aucun jugement ici, nous ne faisons qu’observer le plus objectivement possible la situation. Plusieurs options étaient possibles pour Wilfrid, et il en a choisi une plus spécifique qui était en lien avec l’état d’esprit qu’il avait au moment où l’expérience s’est présentée à lui. C’était en lien avec sa conception de la vie à ce moment précis de son parcours terrestre.

La suite
Après cette expérience spécifique, d’autres situations de la vie de Wilfrid se représentent à lui pour le stimuler à rouvrir de nouveau son cœur là où il l’aura fermé par le passé. Ces situations sont prises en charge par l’âme qui cherche à exprimer une version toujours plus lumineuse d’elle-même dans l’incarnation. En apparence identiques, ces situations augmenteront cependant d’intensité quand elles se représenteront pour amener Wilfrid à éventuellement transformer son regard, car l’amour en lui cherchera ultimement à tout éclairer, à tout ramener en l’unité. Tôt ou tard, tout retourne à l’amour. Nous sommes tous UN et cette réalité est immuable, bien qu’elle puisse présenter plusieurs illusions passagères dans la matière.

Pendant la suite de son expérience humaine, Wilfrid maintiendra une forme d’équilibre et de cohérence envers lui-même dans sa vie, malgré la fermeture qu’il aura expérimentée par le passé. Pourquoi? Parce que ses gestes posés seront cohérents avec sa vision de la vie à ce moment précis. En d’autres termes, ce n’est pas lorsque les gestes sont posés que l’être se juge et entre en déséquilibre, c’est au moment où il élève son regard sur la situation et qu’il comprend l’impact que son inconscience passagère a eu sur les autres. C’est là que les jugements surviennent.

Puisque l’étape d’élévation de la conscience est incontournable pour tout être en évolution, celle des jugements envers soi est aussi presque toujours présente sur le parcours de l’éveil. Elle est en quelque sorte la porte d’entrée qui prépare la résolution. L’être se juge d’avoir été temporairement inconscient et d’avoir posé certains gestes dans ce contexte. Cette étape n’est pas nécessaire, mais elle est très souvent vécue, surtout au début de la période de conscientisation.

Je dis souvent dans mes ateliers que les jugements sont les messages de Dieu. Ils nous parlent de nous, même s’ils sont souvent dirigés vers les autres. Ils nous enseignent ce que nous ne voulons pas accueillir de nous-mêmes.

Wilfrid vivra donc une relative paix intérieure durant son expérience humaine en construisant sa réalité autour de la justification de son comportement. Malgré le fait qu’il se soit fermé à l’amour, en partie du moins, il se sera adapté à la situation pour préserver une forme d’équilibre. Toute sa vie durant, son âme lui présentera des occasions de transformer sa relation avec son pouvoir intérieur, et il restera libre d’accepter ou non de le faire. Jusqu’ici, il n’y a aucun karma d’impliqué, seules des expériences sont vécues pour le pousser à évoluer vers l’amour.

La fin du parcours
Puis, la fin du parcours terrestre de Wilfrid approche. S’il n’a toujours pas transformé sa relation avec son pouvoir, son âme voudra de plus en plus intensément pacifier l’expérience vécue avant de partir. Elle multipliera les situations similaires pour provoquer un changement de regard, afin de changer le scénario et d’y amener l’amour.

À ce moment, plusieurs personnes se referment encore plus intensément dans leurs conditionnements, car ils ressentent de plus en plus cette invitation à s’ouvrir, mais ils la perçoivent comme une vulnérabilité grandissante en eux qu’ils doivent contrôler. Ils doivent résister à l’envie croissante de lâcher-prise. Les êtres s’imaginent alors qu’ils doivent être encore plus rigides pour ne pas se laisser aller à une sensibilité grandissante. Inconsciemment, ils ne veulent pas se laisser toucher par l’amour, car ils savent que celui-ci les amènera à transformer complètement leur vision de la vie. C’est la peur de la mort qui agit ici, soit la peur de mourir à une illusion de soi.

En ayant créé sa réalité humaine autour d’un personnage qui a survécu en se séparant de l’amour, du moins dans certaines situations, Wilfrid s’imagine que s’il s’y ouvre de nouveau, il mourra. En fait, il est juste de dire qu’une partie de lui mourra, soit celle de ses illusions, mais une autre renaîtra assurément. Cependant pour l’âme, le parcours est éternel. Alors si le passage vers l’amour ne se fait pas dans cette vie, il se fera assurément dans une autre.

Donc à un moment, Wilfrid quittera le plan terrestre, car son âme aura complété son expérience humaine. Qu’il ait accepté ou non de changer sa relation avec son pouvoir, il retournera éventuellement dans les énergies amoureuses supérieures et sera invité à conscientiser ses gestes posés sur terre. À ce moment, il se souviendra complètement qu’il est uni aux autres. Dans cet espace d’évolution, il comprend et voit les conséquences de ses actions. On lui montrera le parcours de l’autre homme et ce qu’il a indirectement contribué à créer.

Cet autre homme aussi avait sa réalité à transformer, car chaque situation est créée en complicité les uns avec les autres. Il n’est donc pas intéressant ici de considérer qu’il y ait eu une victime et un bourreau dans cette situation. Ce sont deux êtres qui se sont attirés mutuellement pour vivre une expérience évolutive ensemble. Mais à la base, souvenons-nous que dans l’espace des vibrations supérieures entre les mondes, Wilfrid comprendra mieux son expérience terrestre et verra ce qu’il aurait pu faire de différent. La culpabilité est souvent un obstacle à cette étape, mais en réalité, seule l’expérience compte, car elle permet de nous aligner de plus en plus à l’amour, celui qui éclaire tout et apporte sa lumière bienveillante.

L’âme humaine
Souvenons-nous maintenant que l’âme humaine, soit la partie de nous qui se souvient de toutes les expériences terrestres vécues – souvent perçue comme le Grand Livre des incarnations – évolue en vivant des expériences concrètes [vous pouvez lire ce message déjà écrit sur le sujet en 2010 www.psychologiedelame.com/message-07-02-10-simon.html]. Elle ne grandit pas en lisant des livres ni en participant à des séminaires. Elle se transforme avec les expériences qui lui font ressentir des émotions et des sensations. C’est ainsi qu’elle apprend. L’âme humaine fait partie de l’expérience terrestre, mais elle n’est pas le principe Âme-Esprit que nous sommes, elle est la projection de nous dans la matière. Elle a été créée afin de maintenir un fil conducteur d’une incarnation à l’autre, pour nous permettre d’oublier entre chacune d’entre elles. En d’autres termes, l’âme humaine se souvient, pendant que notre conscience oublie.

En consultation individuelle, c’est avec cette partie de nous que nous travaillons le plus souvent, car l’âme humaine vit ses propres défis et ses illusions. Et l’une de ces illusions est justement associée au karma.

Il faut comprendre que dès qu’une situation vécue est privée d’amour, l’âme humaine ne peut l’intégrer en elle. Elle n’arrive pas à en comprendre le sens évolutif, car elle est coupée de la conséquence des gestes posés. En d’autres termes, elle en comprend une moitié, mais elle n’arrive pas à ressentir ce qui a été vécu par l’autre, car l’amour dont l’être s’est coupé l’en empêche. Les émotions et les sensations qui lui permettent de grandir ne peuvent donc pas être ressenties. Afin de grandir et d’évoluer dans l’expérience, l’âme humaine voudra alors expérimenter les conséquences de ses propres gestes posés. C’est alors qu’elle planifiera, dans sa prochaine incarnation, une expérience similaire à celle qui a déjà été vécue, mais dont les rôles seront inversés.

Dans notre exemple, l’âme de Wilfrid lui proposera de revenir sur terre vivre un thème de trahison et de non soutien dans une prochaine incarnation, afin de lui permettre de compléter son apprentissage. Il aura alors l’occasion d’expérimenter la souffrance émotive reliée au fait d’être privé de son propre pouvoir, tout en étant abusé par celui d’un autre. Il vivra cette expérience pour éveiller en lui une forme de compassion, afin de se sensibiliser à la vulnérabilité que certains vivent sur terre lorsqu’ils sont abusés. Il est possible que son abuseur soit l’homme qu’il a trahi par le passé, mais cela n’est pas absolu.

L’expérience karmique
Vous aurez compris que c’est cette expérience précise expérimentée dans une prochaine vie qui sera karmique, selon notre définition humaine. Nous aurons alors tendance à y ajouter une dimension dramatique, «pauvre de lui», mais en réalité, l’âme évolue grandement via ce parcours. Selon cette logique, elle ne permettra donc pas que des solutions soient apportées au moment où l’expérience sera vécue, parce que son objectif est justement de compléter son apprentissage, et non de contourner la situation. Si l’être est extirpé trop rapidement de sa problématique, l’âme n’aura d’autres choix que de la recréer. Même si certains voudront aider l’être en déséquilibre, cette aide ne sera pas reçue, car l’âme empêchera la résolution, et ce jusqu’à ce qu’elle considère l’apprentissage complété.

Attention, cela ne veut pas dire qu’il faille abandonner les êtres en difficulté en justifiant qu’il s’agit de leur karma. Car il ne nous appartient pas de définir ceci. Mais cela explique certainement pourquoi certaines personnes retournent dans les mêmes problématiques après en avoir été extirpées. Le karma n’était pas complété.

Il faut aussi comprendre qu’une fois le karma complété, les corps astral, émotionnel et mental préservent des séquelles mémorielles de l’expérience. Donc une fois le karma complété, l’être peut reproduire la situation parce qu’il est conditionné à celle-ci. Il se souvient par exemple que même s’il essaie de se sortir d’une impasse, la vie l’en empêche. Son karma sera complété, mes ses conditionnements demeurent.

Il faut retenir de ceci que lorsque le karma est complété, l’être commencera à percevoir des solutions et à comprendre les messages de transformation autour de lui. Par exemple, une information reçue maintes fois par le passé fera soudainement son chemin jusqu’à la conscience pour être enfin comprise. L’être verra de nouvelles personnes dans son entourage qui viendront lui offrir leur soutien. Il aura de la difficulté à accepter cette aide au début, mais quelqu’un insistera et il finira par se sentir légitime de l’accueillir.

Ce sont des exemples bien sûr, mais je vous les présente pour que vous compreniez que plusieurs êtres sur terre sont dans des résolutions karmiques en ce moment et il est essentiel que celles-ci se complètent pour qu’ils puissent «passer à autre chose» pour ainsi dire. D’ajouter une dimension dramatique à ces expériences ne fait que les alourdir. En réalité, on nous demande d’ouvrir notre cœur à toutes les expressions de l’amour, et parfois, la souffrance expérimentée par certains en fait parti.

Je suis aussi très attentif ici pour ne pas suggérer une forme de cautionnement de la souffrance humaine, sous prétexte qu’il s’agit de «leur karma». Mais lorsque rien ne semble pouvoir être fait pour venir en aide à une personne ou à un groupe d’êtres, j’aime contempler ceci en m’imaginant confier le tout à l’Univers. Je me dis alors que cela est géré à un autre niveau que le nôtre et que seul l’amour permettra la résolution complète de la situation, en temps et lieu.

L’amour
L’amour ne rejette rien, il englobe tout. Qui suis-je pour décider qu’une expérience n’est pas digne d’être vécue, sous prétexte qu’elle n’exprime pas l’amour? Est-ce que la guerre est vraiment un obstacle à l’amour, ou n’est-elle pas simplement le résultat de la séparation que nous vivons avec nous-mêmes et les uns avec les autres? Quand deux êtres ont oublié qu’ils s’aiment, est-ce nécessaire de juger leur amnésie temporaire pour les aider à se rapprocher? Ne pouvons-nous pas simplement les stimuler en maintenant bien vivant en nous ce souvenir en attendant qu’ils le réveillent en eux?

Personnellement, j’aime me souvenir que les gens sont plus grands qu’ils aiment le croire. Quand quelqu’un me présente sa souffrance, j’ouvre mon cœur à la recevoir, mais je sais intérieurement qu’elle n’est pas l’expression de l’être véritable qui est devant moi. Elle est l’illusion qu’il a acceptée de croire. J’accueille cette illusion complètement, entièrement, mais je sais aussi qu’elle est une illusion. Intérieurement, je n’y adhère pas, je la confie à Dieu.

Merci d’avoir lu cette lettre d’inspiration. Je comprends que cette forme est différente des précédents messages canalisés. Mais en même temps, vous y trouverez une dimension de mon essence que j’ai choisi de mettre de l’avant. En espérant sincèrement que vous vous y retrouverez.

Je vous souhaite une magnifique semaine
Salutations sincères
Et je signe
Simon Leclerc
… au service de la Grande Fraternité Humaine et Universelle

Transmis par Mirena, le 6 Février 2013.

L’ADN et ses mémoires

L’ADN est un espace temps en l’homme. Il est la mémoire de toute sa lignée et il renferme un héritage transmis de génération en génération. Nous avons tous en nous des mémoires cellulaires transmises par nos aïeux, et qui renferment  aussi celles de nos différentes incarnations. L’ADN est une éponge qui absorbe tous nos états d’être, tout notre mal-être émotionnel et mental.

C’est pourquoi, nous ne sommes jamais vraiment nous. Nous avons en nous les empreintes de ces mémoires. Elles renferment des peurs, des maladies, des émotions, des mentalisations, qui nous empêchent d’être qui nous sommes. Nous sommes nous au travers de ce qu’elles développent en nous. Avec ces mémoires, nous sommes influencés dans nos pensées et dans nos agissements par ce qu’elles renferment.

Aujourd’hui pourtant, à l’entrée de cette ère nouvelle qui est là, nous devons nous débarrasser de ces mémoires afin d’être nous-mêmes. Nous devons nous retrouver en tant qu’Être divin, sans interférence, et pleinement centrés sur les nouvelles énergies. Toutes ces mémoires n’ont plus rien à faire avec nous. Elles ne sont plus en accord avec notre nouvelle vie et nous devons nous en débarrasser.

Pour cela, nous avons à notre disposition de multiples techniques pour nettoyer l’ADN. Mon dernier livre « Je Suis l’Esprit », transmis par Maître Saint-Germain, est axé sur la purification de notre mental négatif, de notre karma, de notre ADN. Mais pour cela, nous ne devons compter que sur nous-mêmes pour ôter tous nos schémas négatifs, pour nous purifier et transmuter en lumière la négativité. Maître Saint-Germain nous enseigne que tout doit venir de l’intérieur. Les techniques, les recherches de purification extérieures ne peuvent effectuer le travail en nous. Ce ne sont que des soulagements éphémères. La vraie purification, le vrai changement vient uniquement de notre volonté de transformation. Nous ne pouvons nous en remettre à une autre personne pour que les choses évoluent en nous. Nous devons être conscients que nous pouvons nous transformer avec l’aide de supports, mais que notre volonté intérieure est celle qui fera la différence.

Cette volonté intérieure est une prise de conscience de notre créativité, de notre responsabilité dans tout ce qui nous arrive, mais également de notre JE SUIS, de l’Esprit, de  notre Amour aussi. Cette recette miraculeuse accomplit la transformation. Toute relation intérieure, toute conscience basée sur le respect de ce qui nous arrive et sur sa relation d’attraction, mais aussi sur la conception de notre vie dont nous sommes 100% responsables, représente toute l’humilité qu’il nous faut pour nous regarder sans jugement mais avec le plein potentiel de cette conscience qui transforme.

L’extériorité est l’illusion.
L’intériorité est la vérité.

Par ailleurs, tout le travail de purification que nous effectuons en nous, libère également notre descendance. Nous le faisons pour nous mais aussi pour nos enfants. Le lien qui nous tenait, est coupé. La négativité qui nous recouvrait s’est envolée. Nous pouvons renaître vraiment à qui nous sommes. Nous pouvons nous alléger de notre héritage cellulaire, de ces fardeaux qui sont devenus trop lourds à porter maintenant. Nous pouvons nous ouvrir réellement à la nouvelle dimension et accueillir le plein potentiel qui est en nous. Nous pouvons ainsi aller sur notre chemin sans être bousculés par ces énergies de troisième dimension.

Bien entendu, une fois la purification effectuée, il ne faut pas retourner dans nos anciens schémas. Il faut travailler sur nous pour rester centrés dans la lumière. Le mental essaiera encore de nous rattraper pour ne pas perdre le pouvoir. Cela demandera quelques efforts, mais des efforts qui valent vraiment la peine. Là encore le vouloir de chacun fera la différence.

Nous sommes actuellement guidés et aidés pour arriver à nous débarrasser de tous nos fardeaux. Alors, n’hésitons pas ! Ne restons pas dans nos schémas dépassés ! Ne retenons pas le passé ! Allons vers l’avenir qui vient ! Grandissons à l’intérieur de nous ! L’extérieur est une illusion de 3e dimension.

Soyons les créateurs conscients de notre chemin !

Mirena, le 30 Octobre 2011.
Vous pouvez partager ce texte à condition de le faire dans son intégralité, y compris ces deux phrases, et en faisant référence au site : www.audeladesmots.org.