La Gratitude

La Gratitude est tout d’abord reconnaissance.
Reconnaître que vous n’y êtes pour pas grand chose dans votre évolution si tous ceux qui vous ont accompagnés dans votre existence n’avaient pas été là pour vous apprendre à vivre. Pas seulement pour leurs conseils et leur soutien, mais aussi pour leurs « coups de pieds aux fesses » lorsque vous étiez dans la résistance ou dans l’erreur.
Reconnaissance envers vos parents, qui ne l’ont pas été par hasard. Et même si votre enfance a été difficile ou cruelle, pouvoir tirer des leçons du passé la quintessence du savoir et de l’humilité, acquise au fil des ans par leur intermédiaire. Parfois le Divin s’arrange pour que nous puissions apprendre certaines leçons que nous avions refusé d’étudier depuis plusieurs vies…

La Gratitude, c’est aussi accepter ce que la Vie vous propose, que cela soit agréable ou pas, facile ou difficile, doux ou amer.
Parce que la Vie sur Terre est faite d’ombre et de lumière, de jours et de nuits, et que sans cette alternance et cette polarité, vous ne pourriez connaître les deux faces de l’existence terrestre.
Accepter la douleur sans qu’elle devienne souffrance, accepter les épreuves sans qu’elles se transforment en tragédie, accepter les difficultés sans toucher la misère, les départs sans sombrer dans le chagrin, la mort sans tomber dans le désespoir.

La Gratitude, c’est dire « merci » à tous ceux qui ont croisé votre route, à tous vos amis sur la Terre qui vous ont offert leur aide, leur soutien, leurs sourires, leurs encouragements, leurs rires et leurs baisers.
La Gratitude, c’est aussi dire « merci, un merci qui vient du fond du cœur, à tous vos amis qui ont été et qui sont encore vos « maîtres » dans l’invisible.
Que vous les appeliez anges ou archanges, êtres de Lumière ou divins messagers, qu’ils aient pris l’apparence de Bouddha, de Jésus, de Marie, de Krishna ou de Confucius, remerciez-les pour leur aide précieuse dans les courants changeants de la vie, pour toute cette Lumière quand vous étiez dans l’ombre, pour vous avoir hissé sur le rocher quand vous pataugiez dans la boue…

Enfin, le cœur plein de Gratitude envers la Vie, Dieu ou ce que vous appelez le Divin, abandonnez-vous à cet état de Grâce dans lequel vous vous trouvez maintenant, et remerciez-vous d’avoir remis votre vie entre les mains du Potier. Lui seul connaît la vitesse à laquelle doit tourner la roue et de quelle façon l’argile doit être façonnée pour faire de votre existence une œuvre d’art.

Alleluia, Namaste.

Extrait du livre « Semences pour la Nouvelle Terre » de Patrick Giani :
http://www.giani.fr/SemencesNouvelleTerre.htm

L’extériorité ou l’intériorité ? (1)

L’hiver arrive peu à peu, le froid est bientôt là. Nous évoluons aux rythmes des saisons, nous menons notre vie en fonction de celles-ci. Nous savons que nous entrons dans une saison où il est bon de se poser un peu, de prendre le temps, de nous intérioriser pour nous découvrir… Après avoir passé l’été à l’extérieur, nous passons maintenant à l’intérieur grâce à l’hiver.

Cette saison qui n’est pas toujours appréciée car il fait froid, est pourtant une période intense au point de vue intérieur. Si nous nous réglons sur elle, nous pouvons nous poser, tout comme elle, entrer en nous, faire le point sur ces derniers mois et en tirer les conclusions, donc les bénéfices. Car le regard sur soi est un geste d’humilité, de pleine conscience, qui nous montre notre image. Les bons, les mauvais moments, ne sont pas importants. Il ne doit pas y avoir de jugement. Ce qui compte est le travail que nous avons effectué grâce à eux et avec eux. Nous pouvons faire le point sur notre avancement, sur nos changements et en tirer profit.

–    Que s’est il passé ces derniers mois ?
–    Y a-t-il eu un changement en moi, dans ma vie ?
–    Qu’ai-je réglé ou pas ?
–    Quel est le point que je peux encore approfondir, que je peux libérer ?

Il ne s’agit pas de faire un étalement, mais un constat qui, s’il est fait en toute sincérité, peut nous apporter des réponses. En nous intériorisant, en nous posant, nous pouvons avoir une vue juste de notre chemin. Il ne s’agit pas de revenir en arrière pour rejouer encore les mêmes scènes par la pensée, mais au contraire accueillir avec le cœur les évènements de ces derniers mois pour les comprendre et leur dire merci pour le travail qu’ils nous ont permis d’effectuer en nous.

L’intériorité mène à cela. Elle nous initie, elle nous montre, elle nous dévoile, elle nous permet de nous libérer, de prendre conscience. Elle est un outil à notre avancement car elle est pleinement dans l’instant. Avec elle, nous ne nous évadons pas. Au contraire, nous restons bien centrés sur nous, sur notre vie, sur notre corps, à l’écoute… Avec elle nous ne fuyons pas !

L’extériorité, quant à elle, est une vision éphémère, un rêve de projections, une constante évasion de notre être pour une vie souvent chaotique, pleine à ras bord, qui nous tient plutôt qu’elle ne nous libère. Nous croyons répondre à nos envies, à nos besoins, mais en fait elle nous tient de toute sa force et nous conduit dans la mêlée de nos émotions et de notre mental. Avec elle, pas de repos. Avec elle, une infinité de mouvements, qu’ils soient du corps ou de l’esprit. Un mouvement sans cesse répété qui nous éloigne de notre Être intérieur, de notre voie initiatique et de tous ses bienfaits. Nous y entrons pourtant volontiers pour essayer de nous débarrasser de nos problèmes, pour nous occuper l’esprit, pour ne pas entendre ce que notre voix pourrait nous dire. Car nous mettre à nu devant qui nous sommes, devant notre création est parfois déplaisant. Nous préférons foncer, renverser les barrières et courir à perdre haleine pour ne pas être rattrapés par le temps. Cette éphémère construction est pourtant notre création de chaque jour. Nous ne voyons pas, nous n’entendons pas. Nous préférons l’évasion inconsciente à la conscience de notre évasion.
Alors aujourd’hui, il est temps de regarder notre comportement d’action. Il est temps car les changements sont là, bien présents, et nous bousculent. Nous devons prendre conscience de cet état de notre vie et essayer de nous poser, de nous intérioriser fréquemment pour nous retrouver, pour retrouver notre lumière et sa douce chaleur. Notre travail prend beaucoup de temps sur notre vie. Mais il reste toutefois les week-ends, les soirées… La télévision, quant à elle, n’arrange rien. Elle est le constat de notre vie actuelle. Elle nous endort dans la violence, dans l’immoralité, dans la peur…. Elle nous empêche de nous poser pour entendre notre voix, pour entendre la raison du cœur. Elle est elle aussi le reflet de notre existence.

Prenons l’hiver comme un cadeau, même s’il pleut, même s’il fait froid, même si nous manquons de soleil. Le soleil est dans notre cœur. Si nous le découvrons, il illuminera nos journées, il nous réchauffera, il nous transmettra sa douceur, sa connaissance. Il sera pour nous un fidèle ami, un maître qui nous conseillera, nous initiera. Profitons de ses bienfaits et entrons en nous pour le retrouver…

Transmis par Mirena, le 21 Novembre 2011.
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