La conscience de l’instant où tout demeure…

Pensée violette

Ce matin, dans mon jardin, alors que je regardais autour de moi, j’ai aperçu une minuscule pensée au milieu de la pelouse. Elle était là, toute petite, avec une belle fleur violette. Mon regard a été attiré par elle. Elle était comme perdue dans cette verdure. Une graine emportée par le vent, a surement pris racine à cet endroit. Mais le plus surprenant est la connexion que j’ai ressentie avec ce moment, cette pause dans l’espace-temps où j’ai communié avec cette fleur. J’ai senti un appel, comme si elle me disait « bonjour, je suis là ». J’ai ressenti entre elle et moi, un échange, le courant d’une énergie qui passait entre nous deux… et l’instant s’est immortalisé…

Nous savons que nous évoluons dans un tout auquel nous sommes reliés, auquel nous appartenons. Nous sommes unis à tout ce qui nous entoure, notre corps étant constitué des quatre éléments de l’univers ; Eau, Terre, Feu, Air. Dans cet espace-temps, où tout s’est arrêté pour une minuscule fleur, j’ai accueilli en moi l’immersion du moment. Car en lui tout nous relie et nous ne faisons qu’Un dans l’immensité de l’Univers. Difficile d’expliquer par des mots cette vérité à laquelle nous sommes tous rattachés, mais elle en est une de toute évidence.

Alors, j’ai imaginé un monde meilleur, un monde où chacun intègrerait cette vérité, où chacun demeurerait responsable et conscient de ses créations de vie. Un monde où la violence, la haine, le racisme, n’existerait pas. Un monde où il n’y aurait plus de jugement, plus d’intolérance puisque sa vérité serait comprise par tous. Un monde où l’honnêteté et le respect de l’autre serait normalité.

Certains parmi vous peuvent croire à une réelle utopie. Moi, je pense qu’au fond de nous nait cette belle conscience. Celle-ci va bientôt éclore. La petite graine est semée dans le fond de nos cœurs. Elle va se nourrir de conscience et grandir dans l’espace de l’instant présent. Elle donnera bientôt une belle fleur qui attirera l’attention d’un être. Celle-ci lui transmettra la pause de l’instant afin que naisse à nouveau la communion entre deux êtres qui se re-connaissent car ils sont le Tout de l’Universalité.

Aujourd’hui est le temps de l’espérance pour toute l’humanité. Un temps où la pause universelle va s’étendre dans le cœur de chacun pour nous unir dans l’essence de la Création. Nous allons prendre conscience de cette reconnexion avec tous nos frères humains, mais également avec le monde minéral, végétal, animal, avec toute la création à laquelle nous appartenons.

Car nous sommes la Création et sa profondeur…

Mirena, le 19 Septembre 2013.
Vous pouvez partager ce texte à condition de le faire dans son intégralité, y compris ces deux phrases, et en faisant référence au site : www.audeladesmots.org.

Nous sommes la Vie !

la VieLe but de notre vie n’est-il pas de trouver notre vraie place en ce monde ? Ce à quoi nous sommes destinés, ce que nous pouvons réaliser de meilleur pour nous-mêmes et pour les autres ?

La vie est une symphonie de couleurs, un état vibratoire permanent auquel nous sommes reliés. En ouvrant notre esprit et notre cœur à cela, nous sommes à même de comprendre ce qu’elle représente. La simplicité et les valeurs font partie de celle-ci et avec elles, nous accédons à la réelle beauté de la Création.

Nous pouvons ainsi aimer et laisser se dérouler notre amour vers le but ultime de notre âme. Ne rien retenir mais au contraire tout lâcher. Ne rien chercher mais au contraire accueillir. Agir avec discernement et sagesse pour permettre aux énergies de dérouler l’action juste. Ne pas lutter, ne pas souffrir…

La lumière appartient à la vie, à notre vie. Dès lors que nous sommes situés dans cette compréhension, nous pouvons intégrer ses valeurs et les réalisations qu’elle établit. Pourquoi mentir ? Pourquoi éviter la vérité ? Les peurs sont bien présentes en l’être humain. Elles ôtent l’action lumineuse. Elles ferment les portes de l’avancement et maintiennent dans l’ombre. Elles dissocient l’état humain de l’état divin.

Pourtant tout être est apte à s’ouvrir à la vie. Il doit pour cela nourrir ses actes de volonté. Nous ne sommes pas seuls et nous avons la chance d’être guidés lorsque notre vouloir d’avancer dans la lumière est grand.

Il est temps de nous ouvrir à notre vraie place, sans doute, sans peur. Il est temps de poser notre esprit pour accueillir la paix en nos cœurs. L’éblouissement éphémère ne peut perdurer et l’essentiel doit se révéler en chacun. La vraie richesse est éternelle. Elle apporte toujours la douceur, la paix, la joie de vivre, l’amour. Elle n’est jamais séparée des valeurs divines. Elle ne nous différencie pas des autres. Elle rassemble plutôt qu’elle ne divise. Elle donne plutôt qu’elle ne demande. Elle est la compassion plutôt que le jugement. Elle aime et accueille la vie avec beauté car elle voit celle-ci en tout ce qui est ; dans la fleur qui s’ouvre au soleil, dans les feuilles de l’arbre qui murmurent au vent, dans le chant des oiseaux, dans la mauvaise herbe qui pousse dans le jardin, dans les rencontres et les discussions humaines, dans le sourire des enfants, dans le regard des êtres…

Les valeurs divines sont la chaleur et la douceur de l’amour. Elles demeurent en la vie et sont aussi en chacun d’entre nous. Lorsque l’on s’unit à cela, on intègre la juste forme de la Création qui dévoile au détour de la conscience notre appartenance au Tout.

Car nous sommes le grain de sable du grain de sable de l’univers… Nous sommes un univers dans l’infini des univers… Nous appartenons à l’immensité de la Création. Nous somme la Vie !

Mirena, le 1er Septembre 2013.
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Éloge du voyage immobile …

À peine entrés dans le printemps et nous aspirons déjà à offrir un autre tempo à nos journées… Chacun sait que le soleil qui se fait plus présent a souvent pour bienfait de nous inviter à réduire le régime du moteur de notre vie. Heureusement, d’ailleurs, qu’il continue à se montrer car, bon an, mal an, même si notre société nous éduque à agir et à produire sans arrêt pour avoir la sensation d’exister, il nous rappelle qu’il est bon, malgré tout, de se savoir simplement être. Je veux dire être… sans avoir à prouver quoi que ce soit, juste pour vivre et s’attarder aux beautés souvent discrètes de notre monde.

Oh, il ne s’agit pas pour moi de faire ici l’éloge de la paresse car le ¨lézardage¨ ne m’est pas confortable. Ralentir notre rythme peut seulement signifier arrêter de gesticuler. En effet, en regardant nos modes de fonctionnement, j’ai souvent constaté que nous œuvrons beaucoup moins que nous ne le pensons mais que nous nous agitons énormément, bref que nous brassons facilement du vent sans même nous en apercevoir. Notre monde est un monde de dispersion où les sollicitations constantes et les faux besoins de tous ordres nous détournent de nous-même.

Et se détourner de soi-même constitue, lorsque cela dure, une véritable pathologie. En revenir à soi, retrouver son centre n’a rien à voir avec une forme d’égocentrisme ou d’égoïsme. Si l’on n’est pas bien avec soi, comment l’être avec autrui et faire notre part pour l’harmonie de là où nous vivons.

Prendre la décision de ne plus gesticuler, c’est à cela que ça sert. Redonner de l’importance aux choses qui en ont, c’est assurément fabriquer de l’oxygène pour notre âme. C’est bon au sens plein du terme sans qu’il soit besoin de philosopher. On se met alors en prise directe avec la vie et cela suffit.

Je me souviens d’une période où, à l’issue d’un problème de santé assez sérieux, j’avais été contraint de cesser toute activité durant un mois complet. Comme le seul fait de marcher plus de dix mètres d’affilée représentait déjà tout un défi, j’en étais venu à passer plusieurs heures par jour sagement assis sur un banc adossé à ma maison. Par bonheur, celle-ci était en pleine nature. J’ai toujours aimé la nature, c’est un fait, mais la regarder tout simplement d’un point fixe durant de longues heures sans pouvoir m’y déplacer
ni ¨goûter ¨ à sa profondeur, cela me semblait difficile car frustrant.

Le décor que la forêt m’offrait était néanmoins beaucoup plus invitant que celui de mon bureau d’écriture et de n’importe quel fauteuil. Tout en me comparant avec humour à ces vieillards que l’on voit parfois assis du matin au soir devant leur porte, je me suis donc mis à contempler mon coin de nature dans l’inaction la plus totale. Je me voyais déjà en train de rédiger une chronique sur l’ennui…

Contrairement à tout pronostic, je ne faisais cependant que débuter une magnifique et touchante aventure… Il ne s’est pas passé plus d’une ou deux heures sans que je ne commence à percevoir tout un ballet exécuté par les animaux ayant élu domicile alentours.

Bien sûr, je les connaissais, ces animaux. Il y avait les écureuils, le renard, la marmotte, le raton laveur et sa famille… sans compter une foule d’oiseaux de toutes sortes. Depuis longtemps je les avais remarqués, je les avais identifiés et je les aimais… au point d’avoir donné des noms à certains d’entre eux. Pourtant… je ne les avais jamais vraiment vu vivre et être, bien trop occupé que j’étais à ¨agir¨ de mon côté. On se croisait… mais on ne se fréquentait pas. Du moins, je ne les fréquentais pas.

Immobile sur mon banc, j’ai commencé à être attiré par les allers et venues de certains oiseaux, par leurs façons caractéristiques de voler et par leurs fonctions. Ainsi que je n’ai pas tardé à le remarquer, chacun avait son rôle qu’il interprétait sans faillir. Au fil des jours, j’ai patiemment appris à décoder celui-ci… et cela en est devenu aussitôt passionnant.

Le merle, par exemple, entonnait un chant particulier qui annonçait à coup sûr la venue de la pluie…. C’était un chant très différent de celui par lequel il appelait sa ¨merlette¨.

Quant au geai bleu, il avait son cri bien à lui pour annoncer la fin des ondées et des orages. On aurait dit que tous les animaux de la nature l’attendaient comme une sorte de feu vert avant d’oser sortir des branchages et de reprendre leurs activités. Il était aussi le gardien d’un certain périmètre… au-delà duquel il passait le relais à l’un de ses semblables. Il suffisait donc que quelqu’un se profile au bout du chemin et j’en étais immédiatement informé.

Un chat rodait dans le sous-bois ? Un écureuil le signalait aussitôt en claquant bruyamment des dents. Il venait à manquer des graines de tournesol dans la mangeoire suspendue ? Les mésanges savaient frapper énergiquement du bec sur son bois afin de me le signaler… Je n’entendais pas assez vite ? Alors elles s’en
prenaient à la vitre d’une fenêtre, bien plus sonore.

La palme d’or de la communication a néanmoins été obtenue par mon ami le colibri venant faire du surplace dans les airs à cinquante centimètres de mon visage tout en poussant des petits cris caractéristiques. Sa danse bourdonnante durait jusqu’à ce que je finisse par comprendre qu’il n’y avait plus de liquide sucré dans la mangeoire qui lui était destinée. Fascinant…

Et puis, en regardant davantage vers le sol, j’ai remarqué que le putois faisait invariablement sa ronde vers dix-huit heures, que mon immobilité lui donnait envie de me renifler les pieds et que, lorsqu’il levait enfin la tête en humant l’air, c’était parce que la mère raton-laveur s’apprêtait à faire son apparition.

J’ai vite compris que tout ce petit monde se connaissait parfaitement et que chacun avait son tour pour entrer en scène et remplir son rôle. Tout ce que les uns et les autres avaient peut-être attendu pour me le signifier et me montrer avec familiarité qu’ils existaient vraiment, c’était ma discrétion, mon silence, mes mouvements lents, en résumé ¨mon¨ autre façon de goûter à la vie, ma fusion avec le lieu.

Exprimé différemment, je dirais maintenant que j’avais appris à ne plus polluer mon coin de nature en cessant d’être aveugle à son agencement intime. Je ne gesticulais plus, même pas au dedans de moi.

En quelques jours d’apprentissage de cette forme de communion, je savais déjà dans quel arbre se trouvait la ruche sauvage, par quels trous les tamias sortaient du sol, quel circuit précis ils empruntaient pour éviter les faucons et j’attendais avec impatience que la marmotte vienne prendre son bain de soleil sur ¨sa¨ pierre.

Tout cela constituait le plus beau cadeau que je pouvais recevoir… Je ne doute pas que celui-ci m’ait appris une forme de lenteur dont j’ignorais auparavant la richesse enseignante.

Bien sûr, on me fera remarquer que j’avais alors le bonheur de bénéficier d’un environnement idéal pour ce genre de prise de conscience. C’est vrai… mais encore fallait-il le préférer aux séries télévisées dont on nous arrose à longueur de journée. Une télécommande, c’est toujours invitant de facilité…

Aujourd’hui, je n’ai plus ma maison dans les bois mais j’ai emporté avec moi l’idéal qu’elle m’a fait toucher de l’âme. Son souvenir a élargi ma compréhension du rapport que l’on peut entretenir avec le lieu où notre destin nous a placés. Et finalement peu importe ce lieu….

Si on décide de ralentir le rythme et d’écarter le rideau du temps pour regarder ce qui se passe autour de nous, en nous, et qu’on ne voit jamais, même un petit morceau de balcon en ville, même le rebord d’une fenêtre peuvent suffire à faire naître un dialogue avec un ami à plumes, l’un de ces petits frères qu’il est urgent de réapprendre à voir. Je l’ai également expérimenté, n’en doutez pas.

Certains me diront qu’on n’a pas le droit d’attirer les pigeons. À ceux-là je répondrai que moi, je le prends ce droit, tout simplement parce qu’au-delà des prétextes de ceux qui légifèrent en gesticulant, je considère que ce droit est basiquement humain. Il empêche le cœur de se dessécher, il donne une autre saveur et une autre dimension à la cadence de notre existence.

Contrairement à ce que dit une certaine chanson, je suis certain qu’il ne conduit pas à vivre sa vie par procuration mais plutôt à se la réapproprier un peu, en faisant une tendre pause parmi son vacarme.

Daniel Meurois, Québec

La voie de la connaissance de soi

26 RAPPELS ESSENTIELS POUR LA PRATIQUE QUOTIDIENNE DE LA VOIE DE LA CONNAISSANCE DE SOI

1/ Rappelez-vous constamment que vous êtes bien plus que ce que vous croyez être.

2/ Ne négligez pas ce qu’il y a de merveilleux en vous, n’oubliez pas ce qu’il y a de sacré en vous et priez que ce quelque chose d’Inouïe en vous, vous aide à devenir plus conscient(e) de sa présence et de sa réalité.

3/ Faites la différence entre ce que vous êtes réellement et la façon dont vous exprimez ce que vous êtes.

4/ Faites-vous suffisamment confiance pour suivre ce que vous recevez intuitivement des profondeurs de votre être.

5/ Comprenez que vous êtes le/la seul(e)à pouvoir comprendre qui vous êtes vraiment.

6/ Acceptez que vous êtes le/la seul(e) à convaincre, de la toute puissance qui est en vous.

7/ N’oubliez pas que l’on aura beau vous indiquer et vous expliciter la voie de la connaissance, c’est à vous seul(e) qu’il appartient d’effectuer le travail de conscientisation.

8/ Ayez une confiance aveugle dans l’Intelligence intérieure qui vous anime et vous guide.

9/ Cultivez et intensifiez l’écoute. C’est la qualité naturelle et essentielle de l’exploration de la connaissance de soi. Sans oublier sa clé essentielle : l’écoute doit être désencombrée de l’idée d’une personne qui écoute.

10/ Soyez profondément sincère avec vous-même dans l’exploration de la connaissance.

11/ Choyez précieusement ce que vous pressentez être la connaissance. C’est votre noyau de lumière référent.

12/ Renoncez à la paternité des pensées qui émergent dans l’esprit.

13/ Abstenez-vous de vous identifier à tout ce qui surgit comme objet de pensée dans le champ de la conscience ; demeurez vigilant et présent au flux qu’est la conscience elle-même.

14/ N’allez pas chercher ailleurs les circonstances de vie que vous croyez nécessaires à votre évolution, celles qui sont présentes ici et maintenant sont bien suffisantes.

15/ Ne vous épargnez aucun effort de conscience, pour démêler le vrai du faux.

16/ Vous ne pourrez jamais appréhender ce que vous êtes par la pensée, d’où l’importance de l’acte de voir avec lucidité, d’écouter et de méditer.

17/ Soyez conscient, que vous êtes la source de toute conception et de toute perception.

18/ Sachez que vous devenez ce que vous contemplez.

19/ Une fois que vous avez compris, ayez le courage de vivre et d’agir en conséquence de cette compréhension.

20/ Questionner, analyser, examiner, scruter, écouter et distinguer l’essentiel, sont vos véritables outils de connaissance.

21/ Sondez intimement vos motivations dans la quête de la connaissance afin de les purger de toute vanité déguisée.

22/ Vouloir connaître ce n’est pas seulement prêter l’oreille furtivement aux enseignements pour les arranger à votre convenance personnelle, connaître exige que vous vous engagiez à arpenter le chemin de la connaissance.

23/ Utilisez ce que vous croyez être afin de laisser advenir ce que vous êtes réellement.

24/ Saisissez chaque opportunité de connaître, de vous connaître car chaque occasion est unique.

25/ Soyez vous-même ce que vous voulez contempler et trouver dans ce monde.

26/ Et par dessus tout conservez votre cœur aimant et charitable.

Jean-Christophe JACOB

Transmis par Mirena, le 18 Mars 2013.