On ne nous a jamais appris à être heureux !

Cela peut paraître stupide, mais, quelle découverte lorsque l’on s’aperçoit que l’on ne détient pas le « mode d’emploi » du bonheur. Ce cher bonheur que l’on recherche avec frénésie toute notre vie. Que cela soit seul ou en compagnie, le fait d’être heureux, bien avec soi ou de le partager avec l’autre, fait partie des moments privilégiés de notre existence.

C’est ainsi que la part de nous-mêmes cherche qui ou quoi pourrait égayer une journée sans soleil ou sans présence à ses côtés.

Cette quête peut durer toute une vie, ou s’exprimer de temps à autres, lorsque le vide intérieur a besoin de se nourrir d’autre chose que de vacuité, de rêves, de sentiments abstraits. Mais, si rien ne vient emplir ce gouffre, l’être se sent démuni et parfois même en manque.

Notre société a bien compris ce challenge du bonheur et en a profité pour nous nous nourrir à grands renforts de publicités qui racontent que, si nous avons tel objet, telle voiture, tel parfum, telle marque… nous serons comblés à jamais. D’autres, plus insidieuses, nous démontrent que de se nourrir de certains aliments nous redonnera ce punch, cette énergie, cette vigueur si importante dans notre société actuelle, faite de compétition. Ou, son contraire, qu’il ne faut s’alimenter que de produits non pollués, ou encore n’en consommer que quelques-uns en particulier, pour toutes les raisons que tentent de justifier leurs partisans.

Mais, le plus dramatique, c’est qu’on nous vend du vent. Celui-ci tentant de s’engouffrer dans nos manques, nos besoins compulsifs, nos matins chagrins, nos soirées solitudes…

Toutefois, certains d’entre nous savent reconnaitre les petits pièges de cette société qui consomme, et s’en remettre à ce que raconte le corps, à ce que ressent l’esprit, à ce que veut l’être. Sans l’opinion, des autres ou leurs recettes miracles.

Par bonheur, cette forme de « remplissage » a été supplantée par l’arrivée de la spiritualité. Celle-ci a allégé nos vies, fait rire nos rêves, charmé nos conceptions du bonheur, joué avec notre intellect et laissé éclore un monde où tout pouvait être simple et doux. Si peu que l’on se laisse porter par des idées d’élévations, de bonheurs intenses, de joies communes.

Puis, les temps ont passé et nous pouvons nous apercevoir que le même phénomène se crée de nouveau. La boulimie est réapparue mais sous d’autres formes, et les manques aussi.

Par exemple, imaginez-vous le nombre de « messages » qui circulent sur la toile ou ailleurs, en ce moment ? Pouvez-vous compter tout ce que vous avez déjà lu ?

Le plus consternant est peut être que tout et son contraire y soit présent. Et que celui qui cherche une voie qui lui convient risque d’être confronté à de multiples chemins qui s’entremêlent, se ressemblent ou se contredisent totalement. Mais, comment y échapper quand cela devient comme une nouvelle friandise à absorber sans modération ? Pour autant, n’avez-vous pas souvent lu de faire preuve d’un grand discernement ?

Que pensez-vous de la nécessité de vous purifier ? Ce que vous êtes est-il souillé ? Comment concevez-vous que vous deviez faire une grande quantité d’exercices en tout genre pour devenir quelqu’un d’autre ? Alors que vous êtes venus au monde, parfaits. Pouvez-vous imaginer que votre conscience crée des malades en surnombre pour combler tous les thérapeutes qui s’investissent à prodiguer des soins pour les autres ? La vie est équilibre. Elle cherche donc à combler les souhaits de chacun. Y avez-vous songé ? Enfin, quoi penser de toutes les méthodes nouvelles et souvent très onéreuses, qui fleurissent de plus en plus ?

Ceci est aussi valable lorsque l’on vous propose des dates particulières. Celles où il va se dérouler un passage crucial, un évènement hors norme, un portail magique… Combien en avons-nous traversés sans que rien ne se produise ? Et revoilà la déception puisque le film ne se termine pas comme tout le monde l’avait annoncé. Nous voici repartis hors de notre expérience, et encore dans le sensationnel. Ce fameux exutoire qui fait son chemin dans les publicités du monde que nous cherchons à fuir et que nous reproduisons tout de même, sous un autre nom : le Nouveau Monde.

Ne pensez-vous pas qu’il a de grandes similitudes avec celui que nous aimerions tant quitter ?

Pourtant, le « but » de la spiritualité n’est-il pas d’adoucir notre expérience terrestre en nous montrant une autre réalité, remplie d’aspirations simples et délicieuses ?

Depuis des années nous avons entendu dire que les changements étaient proches. Mais, c’est nous ces changements. Même si aucune date ne peuvent les identifier, car ils se produisent chaque jour en nous, et sans que nous fassions quoi que ce soit de particulier, à part aimer.

Toutefois, sans doute est-ce plus compliqué quand nous désirons ressembler à l’autre, acquérir des supers pouvoirs, se jouer de notre société, à vouloir que la balançoire aille plus vite et surtout plus haut….

Etre soi est le plus beau et le plus difficile des challenges qui nous est demandé. Bien que, rien ni personne ne nous l’impose. Etre soi, c’est s’aimer inconditionnellement et totalement, avec nos valeurs et nos imperfections terrestres. C’est aimer chaque partie de nous-mêmes, du corps à l’âme. C’est s’immerger complètement dans notre société, dans notre village, sur notre planète, totalement, pour ne faire qu’un avec tout. S’aimer, c’est aussi honorer notre présence précieuse, unique et fabuleusement belle. Nous sommes des êtres de toute beauté.

Et qui d’autre que nous-mêmes pourrait nous aimer autant ?

C’est ainsi que je referme cette page garnie d’un miroir. Il vous renvoie votre éclat et me fait redécouvrir le mien, afin que nous l’aimions à en perdre la raison, pour retrouver la puissance qui est en nous depuis toujours et sans fin aucune.

N’avez-vous pas lu que vous êtes le Grand Tout et qu’Il est tout Amour ? Alors, qui êtes-vous vraiment et de quoi avez-vous encore besoin pour « être » ? Si ce n’est de vous aimer tels que vous êtes venus sur ce monde d’expressions, d’expériences folles à en oublier votre Beauté infinie ! A en oublier cet enfant que vous êtes et qui s’est arrêté ici, pour jouer avec son gros ballon, qu’est la Terre….

Par Pascale Arcan

 

Tout est parfait !

Me voici de retour d’un voyage en Inde du nord, au Ladakh plus précisément, et le retour à la maison est un véritable bouleversement. Un bouleversement qui me met devant une vie étrange pour ne pas dire étrangère. C’est comme si je ne faisais pas partie d’elle, comme si je n’avais jamais appartenue à elle, ni vécu en elle. Pourtant ici, tout est moi. Depuis ma naissance j’ai vécu dans cette société à l’appartenance matérialiste qui est relativement axée dans le paraître. Le retour est d’un contraste étonnant avec l’Inde. Cette fois, j’ai réellement du mal à me remettre à ma place. C’est pire que les autres fois, plus envie de poursuivre dans cette société en manque d’amour, de simplicité et de sincérité.

Alors aujourd’hui, je me pose beaucoup de questions. Que suis-je ici ? Que faire ici ? Pourtant, ici j’ai construit ma vie et je me suis construite avec tout ce qui est moi. J’ai grandi parmi cette société très factice et j’ai appris grâce à elle. Oui, je l’en remercie car grâce à elle, je suis ce que je suis. Je suis effectivement à ma place ici et maintenant, et mon âme a choisi cette place-là pour me mener sur ce chemin actuel d’ouverture intérieure dans lequel je progresse.

Mais au-delà de tout cela, je ne me sens plus à ma place ici ou plutôt dans cette société de pouvoir et d’argent qui ne vit que pour elle, qui brasse du vent et des belles paroles et qui évolue dans un paraître éblouissant, si éblouissant qu’elle aveugle beaucoup d’entre nous pour mener son pouvoir sur l’être humain.

Alors que faire ? Ce retour est le plus difficile des retours. J’ai vécu quelques semaines avec le peuple indien, ladakhi et tibétain, avec des êtres qui sont dans l’Être et non dans le paraître, avec des êtres qui sont dans l’amour, qui parlent avec leurs yeux (regardez donc les yeux de cette dame), qui donnent avec leur cœur, avec des êtres qui savent ce qu’est la vie au jour le jour et qui ne cherchent pas à évoluer dans la supériorité artificielle de leur personne. Ces êtres-là ont choisi eux aussi leur place et ils vivent intensément cette vie, plus intensément que l’on pourrait le croire.

Ces êtres-là savent réellement ce qu’est la vie et je disais hier à mon amie Marie-Claude que nous n’avons pas le droit de nous plaindre ici en France. Toute l’illusion de la vie y réside. Nous vivons dans cette illusion, dans ce superflu et nous sommes aveuglés par l’opulence que l’on nous montre. Bien entendu nous avons choisi cette place et je sais que tout est parfait pour nous. Mais maintenant, avec les changements planétaires qui se profilent, je me dis que toute cette superficialité, tous ces strass qui brillent en nous et autour de nous, ne peuvent perdurer et nous devons prendre réellement conscience de cette vie superficielle qui n’est autre que celle menée par notre mental négatif et par le pouvoir de l’ombre.

Nous avons le choix de modifier ceci. Actuellement, tout est soumis aux énergies de lumière qui se déversent sur Terre et l’opposition entre la lumière et l’ombre mène des combats en nous et dans notre société. Je me dis que plus vite nous prendrons conscience de ce décalage entre la vie dans notre société et la vraie vie, plus vite nous pourrons nous libérer de ces attaches négatives qui ont le contrôle de nos pas. Ainsi nous pourrons nous placer dans l’accueil du changement car il va y avoir un grand changement planétaire…

Le mental négatif et le pouvoir devront laisser la place à l’Être. Rien de ce qui est ne pourra survivre. Le monde du pouvoir devra laisser la place à un autre monde. L’homme aura sa propre liberté individuelle et ses choix seront placés à l’intérieur de lui. Il n’y aura plus de paraître, ni d’illusion. Et ces peuples que j’ai rencontrés sont en avance sur nous. Ils vivent dans la misère mais ils sont pour beaucoup dans l’Être. Par leur vécu, ils ont appris à vivre au jour le jour, ils ont appris à vivre par le cœur, à partager, à s’entraider, à ne pas dominer. Ils Sont !

Ceci est une belle leçon de vie pour moi, une leçon vécue en direct et non pas sur le petit écran ! Je l’ai vécue sur le grand écran de la vie, avec toutes ses vraies couleurs, avec toutes ses émotions débordantes d’amour et de gratitude, avec tous ses échanges de regards profonds, de sourires sincères, de toucher amicaux, de rires extraordinaires, de partages véritables… Qu’ils sont beaux ces êtres, qu’ils sont grands ces frères de l’avancement ! Merci à vous tous qui m’avez apporté ce bonheur, cette joie dans mon cœur, ces larmes de bonheur. Un grand merci pour ces belles leçons de vie !

Aujourd’hui je suis là devant mon ordinateur, et je ne me sens plus à ma place. Je n’ai plus envie de poursuivre dans cette superficialité et je la refuse clairement. Je vis dans ma belle montagne auvergnate et heureusement pour moi, cela me permet d’être en dehors de tout ceci. Je sais que tout est parfait, que tout a sa raison d’exister et j’essaie de l’intégrer au plus profond de moi mais le décalage avec ce qui est ici et ce qui est ailleurs est tellement grand… Je sais que chacun doit vivre ce qu’il vit pour avancer sur sa voie et chaque voie a sa propre raison d’être. Alors, je vous souhaite à tous un beau chemin dans la compréhension de votre avancement mais avant tout, je vous souhaite de découvrir le pur bonheur d’Être dans la réalité de la Vie.

Beau chemin à vous toutes et tous.

Photos Mirena.

Mirena, le 12 Octobre 2012.
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