Fins & Nouveaux Commencements Spontanés

Fins et nouveaux commencements

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Pendant cette période puissante et incroyable d’Équinoxe de Printemps et d’Éclipse Solaire, il pourrait y avoir de grandes turbulences – non seulement émotionnellement, en laissant partir d’anciennes blessures – mais également des changements et des fins spontanées dans les relations, le lieu de résidence, la carrière et le chemin sur lequel vous étiez supposé marcher.

Les énergies de cette semaine ont deux forts courants – à la fois d’achèvement et de nouveaux commencements.

Nous pourrions avoir la sensation d’être fortement poussés dans le dos. Et alors que vous osez lâcher prise et que vous laissez les vagues du changement s’installer, il sera plus facile de surfer sur la vague de ces énergies, au lieu d’avoir la sensation de vous laissez entraîner par les courants – ce qui permettra à la transition et à la naissance du nouveau de se mettre en place avec beaucoup plus de douceur.

Le voile a été levé et vous commencez à voir d’une manière beaucoup plus claire que ce à quoi vous étiez habitué – la vérité cachée derrière une relation, une carrière ou une situation dans laquelle vous vous trouvez. Le masque a été enlevé et nous pouvons commencer à nous poser la question – Pourquoi?

Le printemps arrive avec la promesse d’une nouvelle vie.

Et si nous sommes capables de mettre l’accent sur nos rêves, visions et intentions de ce que nous voulons vraiment créer dans notre vie, les énergies seront orientées dans cette direction.

Le passé est dans le passé, et c’est un chapitre qui a déjà été écrit.
Le Maintenant est un livre qui attend que vous commenciez à le créer.
N’attendez pas une approbation ou une autorisation venant de l’extérieur. Faites-le vous-même.Et sachez que vous êtes digne de vos rêves et de vos désirs les plus extraordinaires.

Avec amour,
Sara Isabelle Marie
Worlds of Comfort
Traduction TransLight https://www.facebook.com/TransLight ☼

Éloge du voyage immobile …

À peine entrés dans le printemps et nous aspirons déjà à offrir un autre tempo à nos journées… Chacun sait que le soleil qui se fait plus présent a souvent pour bienfait de nous inviter à réduire le régime du moteur de notre vie. Heureusement, d’ailleurs, qu’il continue à se montrer car, bon an, mal an, même si notre société nous éduque à agir et à produire sans arrêt pour avoir la sensation d’exister, il nous rappelle qu’il est bon, malgré tout, de se savoir simplement être. Je veux dire être… sans avoir à prouver quoi que ce soit, juste pour vivre et s’attarder aux beautés souvent discrètes de notre monde.

Oh, il ne s’agit pas pour moi de faire ici l’éloge de la paresse car le ¨lézardage¨ ne m’est pas confortable. Ralentir notre rythme peut seulement signifier arrêter de gesticuler. En effet, en regardant nos modes de fonctionnement, j’ai souvent constaté que nous œuvrons beaucoup moins que nous ne le pensons mais que nous nous agitons énormément, bref que nous brassons facilement du vent sans même nous en apercevoir. Notre monde est un monde de dispersion où les sollicitations constantes et les faux besoins de tous ordres nous détournent de nous-même.

Et se détourner de soi-même constitue, lorsque cela dure, une véritable pathologie. En revenir à soi, retrouver son centre n’a rien à voir avec une forme d’égocentrisme ou d’égoïsme. Si l’on n’est pas bien avec soi, comment l’être avec autrui et faire notre part pour l’harmonie de là où nous vivons.

Prendre la décision de ne plus gesticuler, c’est à cela que ça sert. Redonner de l’importance aux choses qui en ont, c’est assurément fabriquer de l’oxygène pour notre âme. C’est bon au sens plein du terme sans qu’il soit besoin de philosopher. On se met alors en prise directe avec la vie et cela suffit.

Je me souviens d’une période où, à l’issue d’un problème de santé assez sérieux, j’avais été contraint de cesser toute activité durant un mois complet. Comme le seul fait de marcher plus de dix mètres d’affilée représentait déjà tout un défi, j’en étais venu à passer plusieurs heures par jour sagement assis sur un banc adossé à ma maison. Par bonheur, celle-ci était en pleine nature. J’ai toujours aimé la nature, c’est un fait, mais la regarder tout simplement d’un point fixe durant de longues heures sans pouvoir m’y déplacer
ni ¨goûter ¨ à sa profondeur, cela me semblait difficile car frustrant.

Le décor que la forêt m’offrait était néanmoins beaucoup plus invitant que celui de mon bureau d’écriture et de n’importe quel fauteuil. Tout en me comparant avec humour à ces vieillards que l’on voit parfois assis du matin au soir devant leur porte, je me suis donc mis à contempler mon coin de nature dans l’inaction la plus totale. Je me voyais déjà en train de rédiger une chronique sur l’ennui…

Contrairement à tout pronostic, je ne faisais cependant que débuter une magnifique et touchante aventure… Il ne s’est pas passé plus d’une ou deux heures sans que je ne commence à percevoir tout un ballet exécuté par les animaux ayant élu domicile alentours.

Bien sûr, je les connaissais, ces animaux. Il y avait les écureuils, le renard, la marmotte, le raton laveur et sa famille… sans compter une foule d’oiseaux de toutes sortes. Depuis longtemps je les avais remarqués, je les avais identifiés et je les aimais… au point d’avoir donné des noms à certains d’entre eux. Pourtant… je ne les avais jamais vraiment vu vivre et être, bien trop occupé que j’étais à ¨agir¨ de mon côté. On se croisait… mais on ne se fréquentait pas. Du moins, je ne les fréquentais pas.

Immobile sur mon banc, j’ai commencé à être attiré par les allers et venues de certains oiseaux, par leurs façons caractéristiques de voler et par leurs fonctions. Ainsi que je n’ai pas tardé à le remarquer, chacun avait son rôle qu’il interprétait sans faillir. Au fil des jours, j’ai patiemment appris à décoder celui-ci… et cela en est devenu aussitôt passionnant.

Le merle, par exemple, entonnait un chant particulier qui annonçait à coup sûr la venue de la pluie…. C’était un chant très différent de celui par lequel il appelait sa ¨merlette¨.

Quant au geai bleu, il avait son cri bien à lui pour annoncer la fin des ondées et des orages. On aurait dit que tous les animaux de la nature l’attendaient comme une sorte de feu vert avant d’oser sortir des branchages et de reprendre leurs activités. Il était aussi le gardien d’un certain périmètre… au-delà duquel il passait le relais à l’un de ses semblables. Il suffisait donc que quelqu’un se profile au bout du chemin et j’en étais immédiatement informé.

Un chat rodait dans le sous-bois ? Un écureuil le signalait aussitôt en claquant bruyamment des dents. Il venait à manquer des graines de tournesol dans la mangeoire suspendue ? Les mésanges savaient frapper énergiquement du bec sur son bois afin de me le signaler… Je n’entendais pas assez vite ? Alors elles s’en
prenaient à la vitre d’une fenêtre, bien plus sonore.

La palme d’or de la communication a néanmoins été obtenue par mon ami le colibri venant faire du surplace dans les airs à cinquante centimètres de mon visage tout en poussant des petits cris caractéristiques. Sa danse bourdonnante durait jusqu’à ce que je finisse par comprendre qu’il n’y avait plus de liquide sucré dans la mangeoire qui lui était destinée. Fascinant…

Et puis, en regardant davantage vers le sol, j’ai remarqué que le putois faisait invariablement sa ronde vers dix-huit heures, que mon immobilité lui donnait envie de me renifler les pieds et que, lorsqu’il levait enfin la tête en humant l’air, c’était parce que la mère raton-laveur s’apprêtait à faire son apparition.

J’ai vite compris que tout ce petit monde se connaissait parfaitement et que chacun avait son tour pour entrer en scène et remplir son rôle. Tout ce que les uns et les autres avaient peut-être attendu pour me le signifier et me montrer avec familiarité qu’ils existaient vraiment, c’était ma discrétion, mon silence, mes mouvements lents, en résumé ¨mon¨ autre façon de goûter à la vie, ma fusion avec le lieu.

Exprimé différemment, je dirais maintenant que j’avais appris à ne plus polluer mon coin de nature en cessant d’être aveugle à son agencement intime. Je ne gesticulais plus, même pas au dedans de moi.

En quelques jours d’apprentissage de cette forme de communion, je savais déjà dans quel arbre se trouvait la ruche sauvage, par quels trous les tamias sortaient du sol, quel circuit précis ils empruntaient pour éviter les faucons et j’attendais avec impatience que la marmotte vienne prendre son bain de soleil sur ¨sa¨ pierre.

Tout cela constituait le plus beau cadeau que je pouvais recevoir… Je ne doute pas que celui-ci m’ait appris une forme de lenteur dont j’ignorais auparavant la richesse enseignante.

Bien sûr, on me fera remarquer que j’avais alors le bonheur de bénéficier d’un environnement idéal pour ce genre de prise de conscience. C’est vrai… mais encore fallait-il le préférer aux séries télévisées dont on nous arrose à longueur de journée. Une télécommande, c’est toujours invitant de facilité…

Aujourd’hui, je n’ai plus ma maison dans les bois mais j’ai emporté avec moi l’idéal qu’elle m’a fait toucher de l’âme. Son souvenir a élargi ma compréhension du rapport que l’on peut entretenir avec le lieu où notre destin nous a placés. Et finalement peu importe ce lieu….

Si on décide de ralentir le rythme et d’écarter le rideau du temps pour regarder ce qui se passe autour de nous, en nous, et qu’on ne voit jamais, même un petit morceau de balcon en ville, même le rebord d’une fenêtre peuvent suffire à faire naître un dialogue avec un ami à plumes, l’un de ces petits frères qu’il est urgent de réapprendre à voir. Je l’ai également expérimenté, n’en doutez pas.

Certains me diront qu’on n’a pas le droit d’attirer les pigeons. À ceux-là je répondrai que moi, je le prends ce droit, tout simplement parce qu’au-delà des prétextes de ceux qui légifèrent en gesticulant, je considère que ce droit est basiquement humain. Il empêche le cœur de se dessécher, il donne une autre saveur et une autre dimension à la cadence de notre existence.

Contrairement à ce que dit une certaine chanson, je suis certain qu’il ne conduit pas à vivre sa vie par procuration mais plutôt à se la réapproprier un peu, en faisant une tendre pause parmi son vacarme.

Daniel Meurois, Québec

Cultivons notre jardin intérieur

En ce premier jour du printemps, nous devrions prendre le temps de penser à ce que nous pourrions cultiver en nous. A l’image d’un jardin, nous serions les jardiniers et nous sèmerions les graines du bonheur, de la joie de vivre, de l’amour, de l’amitié, du partage, de la sincérité, de la liberté d’être, de la paix ….

Pour semer les graines du bonheur et de la joie de vivre, nous pouvons renaître réellement à qui nous sommes, nous apprécier, nous dorloter, nous accorder du temps, apprécier la vie, la remercier, fusionner avec elle, nous faire plaisir, mais également faire plaisir aux autres. Car ce que nous semons, nous le récoltons. L’énergie renvoie la même énergie et déroule des accords similaires et de même nature.

Pour semer les graines de l’amour, nous pouvons nous aimer en nous le disant tous les matins devant la glace. Nous pouvons nous voir avec d’autres yeux, nous accepter en sachant que nous sommes des créatures divines venues expérimenter la matière. Nous pouvons également aimer la vie, aimer les autres et le leur dire, les entourer d’attentions et vivre avec le cœur tout ce que nous faisons dans la journée. L’énergie nous renverra l’énergie d’amour amplifiée, car tout ce que nous donnons nous revient amplifié.

Pour semer les graines de l’amitié et du partage, nous pouvons prendre notre téléphone et appeler nos connaissances, leur dire que nous pensons à eux, les inviter à voire un verre, leur accorder de l’attention… L’énergie renverra encore l’énergie de même fréquence et nous recevrons ainsi une amitié sincère de la part de nos amis, un partage de la vie. En constatant qu’ils sont les bienvenus dans vos pensées, ils vous enverront un partage amical.

Pour semer les graines de la sincérité, soyons sincères avec nous-mêmes pour pouvoir être sincères avec les autres. Ne nous cachons pas devant la réalité mais au contraire, recevons qui nous sommes et transmettons cette sincérité de soi aux autres. Ils la percevront et s’ouvriront ainsi à vous avec sincérité et honnêteté.

Pour semer les graines de la liberté d’être, soyons nous-mêmes, réellement, véritablement, sans retenue, sans peur. Soyons en accord avec notre lumière intérieure et épanouissons-nous dans cette liberté en rayonnant ce qui est en nous. Nous attirerons alors à nous les personnes qui sont en accord avec cette lumière et nous pourrons vivre des moments d’exception, des moments de véritable liberté, sans contrainte, sans jugement, sans obligation.

Pour semer les graines de la paix, ouvrons notre cœur à la paix. Laissons-la entrer en nous et restons sur sa fréquence pour évoluer dans notre vie. Nourrissons cette belle appartenance en la répandant autour de nous, en la donnant aux êtres qui nous entourent, en évoluant avec elle. Plus nous la répandrons, plus nous la recevrons dans notre vie.

Le monde a bien besoin de vivre dans l’amour et la lumière. Le printemps est une opportunité pour conscientiser la montée des énergies de la terre pour la faire nôtre en faisant notre semis à l’intérieur de nous pour récolter plus tard les fruits de notre travail intérieur. L’être qui évolue doit travailler en lui chaque jour pour grandir dans le monde qui l’entoure. Chaque jour est un jour nouveau et nous devons cultiver ce qui est en nous en l’arrosant, en le nourrissant, en l’inondant de lumière afin que les plantes grossissent pour donner enfin de beaux fruits colorés, juteux, sucrés et plein de soleil dont chacun se délectera.

Voilà une occasion à ne pas rater en ce premier jour du printemps ! Alors, qu’allez-vous semer aujourd’hui ?

Mirena, le 20 mars 2012.
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