Éloge du voyage immobile …

À peine entrés dans le printemps et nous aspirons déjà à offrir un autre tempo à nos journées… Chacun sait que le soleil qui se fait plus présent a souvent pour bienfait de nous inviter à réduire le régime du moteur de notre vie. Heureusement, d’ailleurs, qu’il continue à se montrer car, bon an, mal an, même si notre société nous éduque à agir et à produire sans arrêt pour avoir la sensation d’exister, il nous rappelle qu’il est bon, malgré tout, de se savoir simplement être. Je veux dire être… sans avoir à prouver quoi que ce soit, juste pour vivre et s’attarder aux beautés souvent discrètes de notre monde.

Oh, il ne s’agit pas pour moi de faire ici l’éloge de la paresse car le ¨lézardage¨ ne m’est pas confortable. Ralentir notre rythme peut seulement signifier arrêter de gesticuler. En effet, en regardant nos modes de fonctionnement, j’ai souvent constaté que nous œuvrons beaucoup moins que nous ne le pensons mais que nous nous agitons énormément, bref que nous brassons facilement du vent sans même nous en apercevoir. Notre monde est un monde de dispersion où les sollicitations constantes et les faux besoins de tous ordres nous détournent de nous-même.

Et se détourner de soi-même constitue, lorsque cela dure, une véritable pathologie. En revenir à soi, retrouver son centre n’a rien à voir avec une forme d’égocentrisme ou d’égoïsme. Si l’on n’est pas bien avec soi, comment l’être avec autrui et faire notre part pour l’harmonie de là où nous vivons.

Prendre la décision de ne plus gesticuler, c’est à cela que ça sert. Redonner de l’importance aux choses qui en ont, c’est assurément fabriquer de l’oxygène pour notre âme. C’est bon au sens plein du terme sans qu’il soit besoin de philosopher. On se met alors en prise directe avec la vie et cela suffit.

Je me souviens d’une période où, à l’issue d’un problème de santé assez sérieux, j’avais été contraint de cesser toute activité durant un mois complet. Comme le seul fait de marcher plus de dix mètres d’affilée représentait déjà tout un défi, j’en étais venu à passer plusieurs heures par jour sagement assis sur un banc adossé à ma maison. Par bonheur, celle-ci était en pleine nature. J’ai toujours aimé la nature, c’est un fait, mais la regarder tout simplement d’un point fixe durant de longues heures sans pouvoir m’y déplacer
ni ¨goûter ¨ à sa profondeur, cela me semblait difficile car frustrant.

Le décor que la forêt m’offrait était néanmoins beaucoup plus invitant que celui de mon bureau d’écriture et de n’importe quel fauteuil. Tout en me comparant avec humour à ces vieillards que l’on voit parfois assis du matin au soir devant leur porte, je me suis donc mis à contempler mon coin de nature dans l’inaction la plus totale. Je me voyais déjà en train de rédiger une chronique sur l’ennui…

Contrairement à tout pronostic, je ne faisais cependant que débuter une magnifique et touchante aventure… Il ne s’est pas passé plus d’une ou deux heures sans que je ne commence à percevoir tout un ballet exécuté par les animaux ayant élu domicile alentours.

Bien sûr, je les connaissais, ces animaux. Il y avait les écureuils, le renard, la marmotte, le raton laveur et sa famille… sans compter une foule d’oiseaux de toutes sortes. Depuis longtemps je les avais remarqués, je les avais identifiés et je les aimais… au point d’avoir donné des noms à certains d’entre eux. Pourtant… je ne les avais jamais vraiment vu vivre et être, bien trop occupé que j’étais à ¨agir¨ de mon côté. On se croisait… mais on ne se fréquentait pas. Du moins, je ne les fréquentais pas.

Immobile sur mon banc, j’ai commencé à être attiré par les allers et venues de certains oiseaux, par leurs façons caractéristiques de voler et par leurs fonctions. Ainsi que je n’ai pas tardé à le remarquer, chacun avait son rôle qu’il interprétait sans faillir. Au fil des jours, j’ai patiemment appris à décoder celui-ci… et cela en est devenu aussitôt passionnant.

Le merle, par exemple, entonnait un chant particulier qui annonçait à coup sûr la venue de la pluie…. C’était un chant très différent de celui par lequel il appelait sa ¨merlette¨.

Quant au geai bleu, il avait son cri bien à lui pour annoncer la fin des ondées et des orages. On aurait dit que tous les animaux de la nature l’attendaient comme une sorte de feu vert avant d’oser sortir des branchages et de reprendre leurs activités. Il était aussi le gardien d’un certain périmètre… au-delà duquel il passait le relais à l’un de ses semblables. Il suffisait donc que quelqu’un se profile au bout du chemin et j’en étais immédiatement informé.

Un chat rodait dans le sous-bois ? Un écureuil le signalait aussitôt en claquant bruyamment des dents. Il venait à manquer des graines de tournesol dans la mangeoire suspendue ? Les mésanges savaient frapper énergiquement du bec sur son bois afin de me le signaler… Je n’entendais pas assez vite ? Alors elles s’en
prenaient à la vitre d’une fenêtre, bien plus sonore.

La palme d’or de la communication a néanmoins été obtenue par mon ami le colibri venant faire du surplace dans les airs à cinquante centimètres de mon visage tout en poussant des petits cris caractéristiques. Sa danse bourdonnante durait jusqu’à ce que je finisse par comprendre qu’il n’y avait plus de liquide sucré dans la mangeoire qui lui était destinée. Fascinant…

Et puis, en regardant davantage vers le sol, j’ai remarqué que le putois faisait invariablement sa ronde vers dix-huit heures, que mon immobilité lui donnait envie de me renifler les pieds et que, lorsqu’il levait enfin la tête en humant l’air, c’était parce que la mère raton-laveur s’apprêtait à faire son apparition.

J’ai vite compris que tout ce petit monde se connaissait parfaitement et que chacun avait son tour pour entrer en scène et remplir son rôle. Tout ce que les uns et les autres avaient peut-être attendu pour me le signifier et me montrer avec familiarité qu’ils existaient vraiment, c’était ma discrétion, mon silence, mes mouvements lents, en résumé ¨mon¨ autre façon de goûter à la vie, ma fusion avec le lieu.

Exprimé différemment, je dirais maintenant que j’avais appris à ne plus polluer mon coin de nature en cessant d’être aveugle à son agencement intime. Je ne gesticulais plus, même pas au dedans de moi.

En quelques jours d’apprentissage de cette forme de communion, je savais déjà dans quel arbre se trouvait la ruche sauvage, par quels trous les tamias sortaient du sol, quel circuit précis ils empruntaient pour éviter les faucons et j’attendais avec impatience que la marmotte vienne prendre son bain de soleil sur ¨sa¨ pierre.

Tout cela constituait le plus beau cadeau que je pouvais recevoir… Je ne doute pas que celui-ci m’ait appris une forme de lenteur dont j’ignorais auparavant la richesse enseignante.

Bien sûr, on me fera remarquer que j’avais alors le bonheur de bénéficier d’un environnement idéal pour ce genre de prise de conscience. C’est vrai… mais encore fallait-il le préférer aux séries télévisées dont on nous arrose à longueur de journée. Une télécommande, c’est toujours invitant de facilité…

Aujourd’hui, je n’ai plus ma maison dans les bois mais j’ai emporté avec moi l’idéal qu’elle m’a fait toucher de l’âme. Son souvenir a élargi ma compréhension du rapport que l’on peut entretenir avec le lieu où notre destin nous a placés. Et finalement peu importe ce lieu….

Si on décide de ralentir le rythme et d’écarter le rideau du temps pour regarder ce qui se passe autour de nous, en nous, et qu’on ne voit jamais, même un petit morceau de balcon en ville, même le rebord d’une fenêtre peuvent suffire à faire naître un dialogue avec un ami à plumes, l’un de ces petits frères qu’il est urgent de réapprendre à voir. Je l’ai également expérimenté, n’en doutez pas.

Certains me diront qu’on n’a pas le droit d’attirer les pigeons. À ceux-là je répondrai que moi, je le prends ce droit, tout simplement parce qu’au-delà des prétextes de ceux qui légifèrent en gesticulant, je considère que ce droit est basiquement humain. Il empêche le cœur de se dessécher, il donne une autre saveur et une autre dimension à la cadence de notre existence.

Contrairement à ce que dit une certaine chanson, je suis certain qu’il ne conduit pas à vivre sa vie par procuration mais plutôt à se la réapproprier un peu, en faisant une tendre pause parmi son vacarme.

Daniel Meurois, Québec

Simplement merci !

Simplement merci

Ce matin j’ai ouvert les yeux et j’ai remercié la vie.

Me réveiller chaque matin est une bénédiction, un état de reconnaissance pour qui je suis, pour mon corps incarné, pour ma vie qui me comble au-delà de ce que j’ai toujours cru qu’elle serait.

Lâcher, avoir la foi et être simple dans ses pensées, simple dans son cœur, être soi véritablement… Je m’aperçois de plus en plus de la puissance de la simplicité et pour cela, je remercie la vie et je remercie qui je suis.

Pourquoi vouloir être autre chose que la simplicité ?
Pourquoi vouloir être autre chose qu’être soi ?
Par besoin de reconnaissance ?
Par besoin d’exister aux yeux des autres ?

C’est dans la simplicité que la lumière brille, que l’amour se ressent, que la vie se révèle. Avec elle, les voiles de l’ego s’estompent et la vie peut prendre sa place pour vous situer ici et maintenant. La simplicité rend heureux et je remercie pour cela.

Les apparences sont trompeuses. Elles sont le paraître forgé par le mental qui pousse l’être dans des ouvertures extérieures qui ne comblent pas. Le bonheur extérieur n’existe pas. C’est comme courir après un vent qui ne se calme jamais et qui entraine tous les désirs humains dans l’illusion de la vie. Le bonheur est en soi et il se ressent de l’intérieur.

J’aime la simplicité de la vie, celle dans laquelle je me suis installée par choix et par amour. Là je suis dans mon élément, dans celui de mon âme qui guide mes pas et j’ai envie de rester de plus en plus dans cette simplicité de la vie. Ne plus répondre à l’extérieur, vivre avec moi-même, ressentir le bonheur d’être au fond de moi, et laisser remonter l’amour pour le vivre intensément à chaque instant que la vie fait.

Pourquoi nourrir les illusions ? Je n’en ai plus envie. J’ai envie d’être moi, simplement moi, sans attachement. J’ai envie de vivre ma vie pour le meilleur de moi-même. Révéler de plus en plus la lumière qui est, et la donner. Simplement cela.

C’est pourquoi aujourd’hui, je remercie la vie, je remercie mon lieu de vie qui est magnifique. Je remercie les êtres qui m’entourent car ils m’apportent toute la compréhension de qui je suis, ainsi que leur amour.

Je remercie le soleil, même s’il est souvent absent en ce moment, mais je sais qu’il est présent derrière les nuages ainsi que dans mon cœur. Il nourrit la vie terrestre, tout comme l’eau, l’air, la Terre… Oui, je remercie la Terre notre demeure qui nous porte et subvient à nos besoins. Merci belle Terre et pardon pour tout le mal que l’on te fait. Je t’aime.

Je remercie mes amis qui me transmettent leur amour, leur gentillesse, leur partage. Leurs messages, leurs sourires, leurs clins d’œil, sont les cadeaux que la vie m’apporte chaque jour. Merci à vous toutes et tous.

Je remercie également toutes les personnes que je rencontre en consultation et avec qui très souvent, je garde des contacts proches. L’amour donné me revient toujours et il est bon de le partager également … Merci à vous tous que j’aime infiniment.

Merci à mes guides du ciel. Merci à mes anges de l’au-delà. Vous êtes présents à chaque instant, tout comme le souffle de la Vie. Vous faites partie de ma vie, de cette vie que j’ai choisie de vivre… Je vous ressens, je vous parle, je vous entends, je vous vois… Vous savez me dire, vous savez me guider… Vous savez me transmettre les enseignements dont j’ai besoin. Pour tout cela je vous remercie. Depuis 8 ans, je suis votre « voix ». J’ai été initiée par vous, seulement par vous et j’ai une immense gratitude pour tout ce que vous m’avez apporté. J’ai su nourrir au fond de moi les perles que vous avez déposées en mon cœur. Je sais que j’ai encore beaucoup de choses à révéler et je suis prête à poursuivre encore plus loin dans la simplicité de la vie, dans l’amour également… J’ai envie de nourrir ma lumière intérieure, simplement cela. Le reste a peu d’importance et l’illusion de la vie moins que jamais. Simplement envie d’être moi.

Merci la Vie pour toutes les réponses que tu m’as apportées. Les réponses à moi-même, celles qui ont révélé le miroir de qui je suis. Merci à vous qui lisez ces mots, merci pour votre amour, merci de m’avoir donné l’élan de la transmission de ces messages.

La vie est simple, très simple. Elle est belle, très belle. C’est dans la simplicité que demeure la beauté. Alors si vous désirez la trouver, soyez vous, uniquement vous. Ne cherchez pas à être autre chose que l’être simple qui demeure en votre centre. Il est beau, merveilleusement beau. Il est Amour et vous êtes cet Amour.

Je le pense et je vous le dis : simplement Merci à tous et à la Vie.

Mirena, le 23 Mars 2013.
Vous pouvez partager ce texte à condition de le faire dans son intégralité, y compris ces deux phrases, et en faisant référence au site : www.audeladesmots.org.

 

 

Méditation créatrice de l’équinoxe de printemps

Chers Ami(e)s,
Je suis heureuse de vous rappeler cette traduction orientée astro d’un formidable article de Barbara Hand Clow. Je la publie un peu en avance car elle contient une petite « préparation » à faire si vous voulez appliquer les suggestions de l’auteur… Pour l’avoir pratiquée l’an dernier en vue de trouver mon nouveau paradis, je peux attester que ça marche*! Belles créations à chacune et chacun de vous et à très vite,
@nne
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Les humains et les sociétés fonctionnent par cycles, et ces cycles se reflètent dans le ciel par les positions des planètes et de la Lune tournant autour du Soleil. Tout comme il est possible de considérer la personnalité de base des personnes invitées à une fête pour prévoir le type de fête qui pourrait en résulter, il est possible d’utiliser l’analyse planétaire pour anticiper les qualités du champ social de l’homme sur la Terre pendant une période de temps donnée. L’astrologie est capable de prédire comment les individus pourraient se sentir, rien qu’en connaissant l’influence archétypale de chaque planète et de la Lune. Tout comme une soirée Rock-n-Roll endiablée est très différente d’une fête en costume-cravate, la vie sur Terre est très différente en temps de guerre et en temps de paix. L’astrologie indique clairement quand une influence commence et quand elle se termine. Il est ainsi possible de jeter un coup d’œil en arrière ou d’avancer dans le temps pour repérer les tendances.
[…]
Lorsque l’axe de la Terre s’est incliné il y a 11 500 ans**, les nouvelles saisons ont rendu l’agriculture nécessaire à la survie humaine, et peu à peu les chasseurs-cueilleurs ont renoncé à leurs modes de vie qui étaient en harmonie avec la nature. L’examen des saisons et des cycles lunaires nous ramène plus de 10 000 ans en arrière, et c’est ce que le présent Astro flash ! examine en détail. J’ai découvert d’anciennes méthodes pour équilibrer notre conscience, montrant comment utiliser intentionnellement la potentialité de chaque saison. Je crois que nous devons utiliser le potentiel de ce modèle trimestriel pour intégrer lentement nos systèmes neurologiques aux changements provoqués par le récent basculement de l’axe. Comme Humpty Dumpty tombant de son mur, nous ne pouvons pas faire marche arrière. Nous pouvons utiliser les cycles de la Lune pour maîtriser nos émotions de manière très efficace lorsque l’analyse lunaire est comprise à la lumière des quatre saisons. Cette technique nous aide vraiment à gérer l’accélération du temps.
[…]
Comment vous pouvez gérer la saisonnalité ?

Le Nouvel An ne tombe pas le 1er janvier ! La nouvelle année – l’Équinoxe de Printemps – se produit vers le 21 mars, lorsque le Soleil entre à 0 degré du Bélier dans l’astrologie géocentrique. Pour la Terre, c’est au moment où le Soleil passe directement au-dessus de l’équateur. Puis il poursuit sa route vers le nord pour atteindre le Tropique du Cancer à 0 degrés du Cancer au Solstice d’Été autour du 21 juin. Il fait alors demi-tour et traverse l’équateur à 0 degré de la Balance à l’Équinoxe d’Automne autour du 23 septembre. Et il se déplace au sud de l’équateur pour atteindre le Tropique du Capricorne à 0 degré Capricorne au Solstice d’Hiver autour du 21 décembre. Puis le Soleil semble à nouveau remonter vers le nord pour son retour à l’équateur à l’Équinoxe de Printemps suivante. Bien sûr, dans ce schéma vu de la Terre, le Soleil semble seulement se mouvoir puisque le phénomène est causé par l’inclinaison de l’axe de la Terre en orbite autour du Soleil pendant une année solaire.

Le calendrier moderne abuse notre conscience ! Le moment de faire des plans pour chaque année, c’est pendant l’Équinoxe de Printemps, pas pendant le soi-disant « Nouvel An ». Le moment le plus philosophique et spirituel de l’année correspond au Solstice d’Hiver, et il se réduit aux addictions et au consumérisme avec les achats de Noël, le manger et le boire. En fait, la période du 21 décembre au 21 mars – le dernier trimestre de l’année – est pour nous la période annuelle de l’achèvement. En particulier, les jours et des nuits juste avant le Solstice d’Hiver sont le moment le plus mystique de l’année, et nous devrions méditer pendant des heures au cours de cette période. Puis, quand le Soleil traverse le Capricorne, le Verseau et les Poissons avant l’Équinoxe de Printemps, nous devrions approfondir notre compréhension de tout ce que nous avons appris au cours des neuf derniers mois – de la précédente Équinoxe de Printemps jusqu’au Solstice d’Hiver.

L’Équinoxe de Printemps est le moment d’identifier les intentions que nous souhaitons concrétiser pendant les quatre saisons. Les idées correctement semées à l’Équinoxe de Printemps se manifestent pendant un an, et je vais vous faire des suggestions destinées à ensemencer correctement ces idées et à les manifester au cours des saisons suivantes. Au Solstice d’Été, c’est le moment de donner naissance à ces idées sous une forme reconnaissable, comme celle d’un fœtus en formation. L’Équinoxe d’Automne est le moment d’étoffer, d’équilibrer, et d’évaluer ces créations et d’éliminer celles qui ne marchent pas. Puis, le Solstice d’Hiver est le moment d’entrer dans une contemplation profonde pour imaginer comment nos créations personnelles aident les autres et la planète.

Le Solstice d’Hiver est le moment d’être impitoyablement honnête et d’évaluer si nos idées renforcent les autres ou si elles peuvent en fait être préjudiciables pour l’évolution. Un délicieux élixir de connaissance se manifeste le jour du Solstice d’Hiver quand la lumière commence à revenir, et chacun de nous peut alors faire passer des réalités plus grandes avant ses désirs personnels. Ce n’est pas par hasard que dans les cultures Occidentales le Noël commercial s’insère juste quand les gens sont incroyablement psychiques et à l’écoute ! Je vous suggère donc de décommander le Père Noël pendant le Solstice d’Hiver et de passer trois mois à réfléchir sur ce que vous avez créé au cours de l’année.

Cette année, l’équinoxe a lieu le mercredi 20 mars 2013 à 11 h 03 GMT,
soit 12 h 03 heure de Paris.
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C’est l’Équinoxe de Printemps au nord de l’équateur et l’Équinoxe d’Automne au sud de l’équateur. Dans le nord, c’est le moment de créer vos trois intentions significatives pour l’année, tandis que dans le sud, c’est le moment d’estimer et d’équilibrer vos intentions du printemps il y a six mois. Ce site étant rédigé pour les lecteurs du nord de l’équateur, ceux du sud voudront bien en tenir compte.

L’Équinoxe de Printemps est arrivé, c’est le début de l’année solaire dans l’hémisphère Nord. Il est temps de décider ce que vous voulez créer cette année, puis d’utiliser la manifestation pour fortifier ces idées. Si vous voulez avoir une vie intentionnelle organisée, choisissez vos projets au Printemps, approfondissez ce travail pendant l’Été, puis équilibrez ces créations avec les autres aspects de votre vie au cours de l’Automne. À partir du Solstice d’Hiver jusqu’au Printemps, nous tombons naturellement dans une contemplation profonde sur ce que nous créons dans le monde. Si vous vivez de cette manière, vous vous retrouverez en train d’évoluer en accord avec la nature.

Depuis Noël, beaucoup d’entre vous ont lâché des vieux jugements et des vieilles certitudes sur ce qu’ils veulent faire de leur vie. Maintenant, vous êtes vierges, vous êtes un champ fertile pour de nouvelles intentions.

Quand le soleil entre dans le Bélier, le potentiel pour manifester nouvelles réalités est toujours très puissant. Quelle que soit votre intention au cours de l’Équinoxe de Printemps, elle a tendance à se manifester facilement et avec force. Et tout ce qui est dans votre esprit a tendance à se faire sans même que vous le vouliez. Il est donc recommandé d’être très clair sur ce que vous pensez faire en ce moment. Maintenant que vous émergez de la contemplation hivernale, triez les choses dans lesquelles vous aimeriez vous impliquer cette année. Vous êtes une outre vide attendant d’être remplie. Nos ancêtres ont découvert qu’ils pouvaient créer pratiquement n’importe quoi en utilisant les pouvoirs de l’Équinoxe du Printemps. Dans les temps modernes, le lapin de Pâques et/ou la Résurrection détournent notre attention de cette opportunité. Et pourtant, choisir trois choses que vous voulez créer pendant l’Équinoxe de Printemps fonctionne vraiment ! Donc, commencez quelques jours avant l’arrivée réelle du Printemps en faisant votre liste de trois et tenez-la prête pour la méditation.

Environ quinze minutes avant l’entrée du soleil dans le Bélier, asseyez-vous seul ou faites un cercle avec des amis, et puis sortez votre liste. Écrire ces choses avant l’heure est une bonne idée. Ma technique favorite de manifestation est décrite en détail dans Alchemy of Nine Dimensions pages 133-134 de la deuxième édition publiée tout récemment. En voici un bref résumé :

Commencez avec la première intention que vous pensez vouloir créer, lisez-la, puis fermez les yeux et imaginez-vous l’ayant réellement. Ressentez comment ça serait. Dites-vous ensuite : « Si je pouvais avoir cela, est-ce que je le prendrais ? » Vous pourriez-être surpris de découvrir que parfois vous ne voulez pas quelque chose, tout en ne sachant pas ce que vous voulez vraiment. Si vous êtes capable de répondre honnêtement oui à cette chose, alors continuez à la manifester. Sinon, laissez tomber cette idée.

Avec cette première intention à l’esprit, visualisez trois scènes se passant réellement dans votre vie et qui dépeignent cette création. Ne mentionnez jamais les gens qui pourraient rendre cela possible pour vous, parce que cela influence – ou manipule – les autres. D’une part cela ne marche pas et, d’autre part, vous interférez avec les autres. Tout en visualisant chaque scène, voyez chaque image devant votre troisième œil. Lorsque cette image est clairement visible devant votre troisième œil, transférez-la alors à l’arrière de votre crâne juste au-dessus du sommet de votre colonne vertébrale (bulbe rachidien), voyez votre moelle comme un écran de télévision et transférez l’image sur elle. Voyez-la aussi clairement que possible, faites-la crépiter, et puis mettez-vous aussitôt à travailler sur la scène suivante. Une fois que vous avez visualisé l’ensemble des trois scènes, dites : « Ainsi soit-il ! » Répétez ensuite le même processus de visualisation avec les deux autres intentions de votre liste. Laissez votre liste quelque part pour vous y référer pendant l’année. J’ai une boîte spéciale pour la mienne.

La carte de l’Équinoxe de Printemps décrit un champ d’énergie qui aura une grande influence au cours des trois prochains mois menant au Solstice d’Été. D’abord, un champ de création s’installe sur la planète pendant l’Équinoxe, et il ne cesse de se développer et de se ré-étalonner pendant les trois Nouvelles Lunes suivantes. La nature invente de nouveaux mondes au cours du printemps, donc en manifestant des choses en ce moment, vous introduisez votre « commande » sur la liste prioritaire, pour ainsi dire. La plupart des gens qui utilisent cette technique depuis quelques années sont abasourdis de voir combien elle réussit. Alors, prenez garde à ce que vous demandez !

Sur cette joyeuse pensée, permettez-moi de vous souhaiter un joyeux printemps !

Barbara Hand Clow
Traduction AD

Transmis par Mirena, le 09 Mars 2013.

Le lait de vie

Une phrase articulée est un univers, un mot prononcé est un monde avec son soleil, un son émis est une planète, une terre de vie. Sachez qu’en réalité, vous êtes un dieu pour les paroles que vous faites naître de votre bouche. Elles créent et supportent des mondes que vous ne soupçonnez pas mais que vous devez maintenant ne plus ignorer. Les plus anciens textes que porte notre Terre proclament que tout vint d’un son émis par le Père. Cela n’est pas une vaine affirmation. La vibration est la vie la plus originelle qui se puisse concevoir. Il importe donc, pour œuvrer dans la voie du Sans-Nom, que les mots ne tombent point de vos lèvres mais en coulent doucement comme un lait de vie. Il importe qu’ils n’en surgissent point tel un torrent mais se répandent paisiblement ainsi qu’une onde de fraîcheur. D’autres frères que moi vous ont enseigné l’analogie et ses principes, recevez donc mes paroles selon ceux-là. A compter d’aujourd’hui, vous essaierez de voir en chaque mot un système solaire, vous en boirez la racine signifiante en tant que feu central, vous en ressentirez chaque syllabe, chaque son comme autant de planètes…

Sachez bien que ces sons sont matière sur un plan que vos regards et votre réflexion ne peuvent encore appréhender. Retenez-le, la matière est une force. Il vous faudra apprendre à la faire rouler selon votre cœur car, comme toute énergie, elle se montre duelle, vivifiante ou dévastatrice… De l’exactitude de votre prononciation, de la chaleur que vous saurez y enclore par les vibrations de votre cœur dépendra son action…

De mémoire d’Essénien – Daniel Meurois et Anne Givaudan.
Editions Le Passe-Monde.

Transmis par Mirena, le 17 Janvier 2013.