Aujourd’hui je choisis … la compassion

Je m'ouvre à la compassion
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Aujourd’hui je laisse les conditionnements du passé et je m’ouvre à la compassion. Je choisis l’amour plutôt que la peur.

Aujourd’hui je vois clair dans le jeu du mental et je comprends son pouvoir en moi. J’applique le discernement dans toutes les situations de ma vie.

Aujourd’hui je choisis de vivre libre, libre d’être et d’exister sans culpabilité.

Aujourd’hui je comprends les agissements de l’humanité et je me pardonne pour cela car ils sont mon reflet. Je compatis pour les souffrances, pour la violence, pour les guerres, pour la tristesse…

Aujourd’hui je déploie l’amour de mon cœur sur Terre et sur chaque être vivant.

Aujourd’hui j’ouvre mon cœur aux autres et à moi-même. Je me relie à chacun d’eux par mon Amour. Car je sais enfin « Qui nous sommes ». Je comprends nos rôles et je ne les juge pas.

Aujourd’hui je m’aime tel que je suis !
Aujourd’hui je m’ouvre à la conscience de la Vie !
Aujourd’hui je suis compassion et je le demeure à jamais !


Affirmation positive
Mirena, le 07 Avril 2015
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Le basculement dans l’Être


Orchidée Être est l’expression de l’âme en vous, qui vous rapproche de l’Unité et de votre Amour. Être demeure le lien de la liberté individuelle que vous recherchez à travers vos expériences de vie. Lorsque l’être humain découvre la constance de l’Être, il se libère de ses limites et de ses peurs. Il découvre que rien ne le sépare des autres êtres humains, que rien ne le sépare de la Terre, ni de l’univers. Il se reconnait en chacun et en tout ce qui est. Il sait qu’il fait partie de ce Tout inconditionnel et vit l’Amour qu’il donne sans condition.

Il est important que vous entriez dans la profondeur de votre demeure pour découvrir l’Être. Ainsi, vous demeurerez « entier » dans votre création de vie ainsi que dans votre corps. Vous ne vous dissocierez plus des autres car vous saurez « Qui Vous Êtes ». Ainsi vous aurez un autre regard sur vous-mêmes et sur la vie. Vous laisserez aller les énergies de l’Être. Vous ne verrez aucune différence entre vous et les autres. Au contraire, vous accueillerez par votre Amour, la compréhension de la vie.

L’Amour vous rapproche de votre centre. Plus vous le donnez, plus vous Êtes. Ressentez par le cœur et donnez. Regardez ceux qui vous entourent et ne vous sentez pas différents d’eux, ne les sentez pas différents de vous. Au contraire, sachez accepter et aimer les autres êtres humains. Vous êtes tous Un. Vous devez vivre cette unité par un partage de vos êtres, de vos esprits humains, de vos actes, de vos mots, pour vous rapprocher chaque jour un peu plus de ceux qui vous entourent.

L’Amour est pour tous. Il est en vous. Il est vous.
L’Amour ne se définit pas. Il se ressent.
L’Amour apporte la paix de l’être, la joie de vivre, le bonheur, l’abondance.
L’Amour nourrit l’esprit humain. Avec Lui, vous accueillez et acceptez.
L’Amour guérit. Il apaise les souffrances.
L’Amour ne sépare pas. Il rassemble.

L’expression de l’Être à travers soi permet de révéler l’Amour. L’acceptation fait que vous vivez par le cœur, vous vivez la beauté de l’univers, vous vous retrouvez en Lui et par Lui. Vous vous fondez en Lui. Vous êtes Lui.

Chacun d’entre vous doit s’ouvrir à cette découverte, sans peur. Vous êtes tous des sœurs et des frères de l’avancement, tous unis dans le même sillage, pour découvrir la lumière de Vie qui vous unit. Vous devez avoir pour tous des paroles d’Amour. Vous devez regarder le monde avec les yeux de l’Amour.

Vous devez émerger de votre endormissement, ne plus vous voiler la vue, ne plus avoir peur… Le regard se modifie dès que vous découvrez la présence de l’Être. Les graines semées peuvent enfin pousser vers la lumière pour vous inonder d’un bonheur intérieur intense. Ce bonheur vous le vivez dans la Présence. Toute l’illusion, tous les voiles qui vous ôtaient cette merveilleuse expression de l’Amour et de sa découverte, se lèvent alors et s’envolent. Vous découvrez enfin toute la mesure de l’Être, sa représentation, sa puissance, sa beauté. Vous pouvez enfin vivre l’Amour qui est en vous et qui ne demande qu’à prendre les commandes de votre vie. Avec l’Être, plus de différence, plus de séparation. Vous voyez tout ce qui est par l’Amour de votre cœur, et tout est beau et joyeux. Vous vous libérez de toutes les tensions humaines, de toutes vos souffrances. Vous savez enfin que vous avez créé ces blessures, ces peurs… Vous savez que vous n’êtes pas séparés de tout ce qui demeure sur Terre et dans l’univers.

Le monde a besoin de cette découverte. L’humanité également. Pour cela, vous devez vous unir par le cœur et par l’Amour qui y demeure. Poursuivez votre chemin avec ce bel horizon. Ne regardez pas ailleurs. Rapprochez-vous de lui pour un jour y basculer, pour un jour retrouver votre totalité.

Maître Saint-Germain.

Transmis par Mirena, le 25 Avril 2013.
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L’arbre du silence

L'arbre du silence« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti, frissonner l’arbre du silence. C’était après un orage, dans cette odeur de terre et de pierres mouillées qui réveille si bien en nous un écho oublié, venu du fond des âges . Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression ( la conviction ? ) qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes tous issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leur accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »
Christian Signol ( Ils rêvaient des dimanches )

Éloge du voyage immobile …

À peine entrés dans le printemps et nous aspirons déjà à offrir un autre tempo à nos journées… Chacun sait que le soleil qui se fait plus présent a souvent pour bienfait de nous inviter à réduire le régime du moteur de notre vie. Heureusement, d’ailleurs, qu’il continue à se montrer car, bon an, mal an, même si notre société nous éduque à agir et à produire sans arrêt pour avoir la sensation d’exister, il nous rappelle qu’il est bon, malgré tout, de se savoir simplement être. Je veux dire être… sans avoir à prouver quoi que ce soit, juste pour vivre et s’attarder aux beautés souvent discrètes de notre monde.

Oh, il ne s’agit pas pour moi de faire ici l’éloge de la paresse car le ¨lézardage¨ ne m’est pas confortable. Ralentir notre rythme peut seulement signifier arrêter de gesticuler. En effet, en regardant nos modes de fonctionnement, j’ai souvent constaté que nous œuvrons beaucoup moins que nous ne le pensons mais que nous nous agitons énormément, bref que nous brassons facilement du vent sans même nous en apercevoir. Notre monde est un monde de dispersion où les sollicitations constantes et les faux besoins de tous ordres nous détournent de nous-même.

Et se détourner de soi-même constitue, lorsque cela dure, une véritable pathologie. En revenir à soi, retrouver son centre n’a rien à voir avec une forme d’égocentrisme ou d’égoïsme. Si l’on n’est pas bien avec soi, comment l’être avec autrui et faire notre part pour l’harmonie de là où nous vivons.

Prendre la décision de ne plus gesticuler, c’est à cela que ça sert. Redonner de l’importance aux choses qui en ont, c’est assurément fabriquer de l’oxygène pour notre âme. C’est bon au sens plein du terme sans qu’il soit besoin de philosopher. On se met alors en prise directe avec la vie et cela suffit.

Je me souviens d’une période où, à l’issue d’un problème de santé assez sérieux, j’avais été contraint de cesser toute activité durant un mois complet. Comme le seul fait de marcher plus de dix mètres d’affilée représentait déjà tout un défi, j’en étais venu à passer plusieurs heures par jour sagement assis sur un banc adossé à ma maison. Par bonheur, celle-ci était en pleine nature. J’ai toujours aimé la nature, c’est un fait, mais la regarder tout simplement d’un point fixe durant de longues heures sans pouvoir m’y déplacer
ni ¨goûter ¨ à sa profondeur, cela me semblait difficile car frustrant.

Le décor que la forêt m’offrait était néanmoins beaucoup plus invitant que celui de mon bureau d’écriture et de n’importe quel fauteuil. Tout en me comparant avec humour à ces vieillards que l’on voit parfois assis du matin au soir devant leur porte, je me suis donc mis à contempler mon coin de nature dans l’inaction la plus totale. Je me voyais déjà en train de rédiger une chronique sur l’ennui…

Contrairement à tout pronostic, je ne faisais cependant que débuter une magnifique et touchante aventure… Il ne s’est pas passé plus d’une ou deux heures sans que je ne commence à percevoir tout un ballet exécuté par les animaux ayant élu domicile alentours.

Bien sûr, je les connaissais, ces animaux. Il y avait les écureuils, le renard, la marmotte, le raton laveur et sa famille… sans compter une foule d’oiseaux de toutes sortes. Depuis longtemps je les avais remarqués, je les avais identifiés et je les aimais… au point d’avoir donné des noms à certains d’entre eux. Pourtant… je ne les avais jamais vraiment vu vivre et être, bien trop occupé que j’étais à ¨agir¨ de mon côté. On se croisait… mais on ne se fréquentait pas. Du moins, je ne les fréquentais pas.

Immobile sur mon banc, j’ai commencé à être attiré par les allers et venues de certains oiseaux, par leurs façons caractéristiques de voler et par leurs fonctions. Ainsi que je n’ai pas tardé à le remarquer, chacun avait son rôle qu’il interprétait sans faillir. Au fil des jours, j’ai patiemment appris à décoder celui-ci… et cela en est devenu aussitôt passionnant.

Le merle, par exemple, entonnait un chant particulier qui annonçait à coup sûr la venue de la pluie…. C’était un chant très différent de celui par lequel il appelait sa ¨merlette¨.

Quant au geai bleu, il avait son cri bien à lui pour annoncer la fin des ondées et des orages. On aurait dit que tous les animaux de la nature l’attendaient comme une sorte de feu vert avant d’oser sortir des branchages et de reprendre leurs activités. Il était aussi le gardien d’un certain périmètre… au-delà duquel il passait le relais à l’un de ses semblables. Il suffisait donc que quelqu’un se profile au bout du chemin et j’en étais immédiatement informé.

Un chat rodait dans le sous-bois ? Un écureuil le signalait aussitôt en claquant bruyamment des dents. Il venait à manquer des graines de tournesol dans la mangeoire suspendue ? Les mésanges savaient frapper énergiquement du bec sur son bois afin de me le signaler… Je n’entendais pas assez vite ? Alors elles s’en
prenaient à la vitre d’une fenêtre, bien plus sonore.

La palme d’or de la communication a néanmoins été obtenue par mon ami le colibri venant faire du surplace dans les airs à cinquante centimètres de mon visage tout en poussant des petits cris caractéristiques. Sa danse bourdonnante durait jusqu’à ce que je finisse par comprendre qu’il n’y avait plus de liquide sucré dans la mangeoire qui lui était destinée. Fascinant…

Et puis, en regardant davantage vers le sol, j’ai remarqué que le putois faisait invariablement sa ronde vers dix-huit heures, que mon immobilité lui donnait envie de me renifler les pieds et que, lorsqu’il levait enfin la tête en humant l’air, c’était parce que la mère raton-laveur s’apprêtait à faire son apparition.

J’ai vite compris que tout ce petit monde se connaissait parfaitement et que chacun avait son tour pour entrer en scène et remplir son rôle. Tout ce que les uns et les autres avaient peut-être attendu pour me le signifier et me montrer avec familiarité qu’ils existaient vraiment, c’était ma discrétion, mon silence, mes mouvements lents, en résumé ¨mon¨ autre façon de goûter à la vie, ma fusion avec le lieu.

Exprimé différemment, je dirais maintenant que j’avais appris à ne plus polluer mon coin de nature en cessant d’être aveugle à son agencement intime. Je ne gesticulais plus, même pas au dedans de moi.

En quelques jours d’apprentissage de cette forme de communion, je savais déjà dans quel arbre se trouvait la ruche sauvage, par quels trous les tamias sortaient du sol, quel circuit précis ils empruntaient pour éviter les faucons et j’attendais avec impatience que la marmotte vienne prendre son bain de soleil sur ¨sa¨ pierre.

Tout cela constituait le plus beau cadeau que je pouvais recevoir… Je ne doute pas que celui-ci m’ait appris une forme de lenteur dont j’ignorais auparavant la richesse enseignante.

Bien sûr, on me fera remarquer que j’avais alors le bonheur de bénéficier d’un environnement idéal pour ce genre de prise de conscience. C’est vrai… mais encore fallait-il le préférer aux séries télévisées dont on nous arrose à longueur de journée. Une télécommande, c’est toujours invitant de facilité…

Aujourd’hui, je n’ai plus ma maison dans les bois mais j’ai emporté avec moi l’idéal qu’elle m’a fait toucher de l’âme. Son souvenir a élargi ma compréhension du rapport que l’on peut entretenir avec le lieu où notre destin nous a placés. Et finalement peu importe ce lieu….

Si on décide de ralentir le rythme et d’écarter le rideau du temps pour regarder ce qui se passe autour de nous, en nous, et qu’on ne voit jamais, même un petit morceau de balcon en ville, même le rebord d’une fenêtre peuvent suffire à faire naître un dialogue avec un ami à plumes, l’un de ces petits frères qu’il est urgent de réapprendre à voir. Je l’ai également expérimenté, n’en doutez pas.

Certains me diront qu’on n’a pas le droit d’attirer les pigeons. À ceux-là je répondrai que moi, je le prends ce droit, tout simplement parce qu’au-delà des prétextes de ceux qui légifèrent en gesticulant, je considère que ce droit est basiquement humain. Il empêche le cœur de se dessécher, il donne une autre saveur et une autre dimension à la cadence de notre existence.

Contrairement à ce que dit une certaine chanson, je suis certain qu’il ne conduit pas à vivre sa vie par procuration mais plutôt à se la réapproprier un peu, en faisant une tendre pause parmi son vacarme.

Daniel Meurois, Québec