L’arbre du silence

L'arbre du silence« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti, frissonner l’arbre du silence. C’était après un orage, dans cette odeur de terre et de pierres mouillées qui réveille si bien en nous un écho oublié, venu du fond des âges . Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression ( la conviction ? ) qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes tous issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leur accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »
Christian Signol ( Ils rêvaient des dimanches )

Éloge du voyage immobile …

À peine entrés dans le printemps et nous aspirons déjà à offrir un autre tempo à nos journées… Chacun sait que le soleil qui se fait plus présent a souvent pour bienfait de nous inviter à réduire le régime du moteur de notre vie. Heureusement, d’ailleurs, qu’il continue à se montrer car, bon an, mal an, même si notre société nous éduque à agir et à produire sans arrêt pour avoir la sensation d’exister, il nous rappelle qu’il est bon, malgré tout, de se savoir simplement être. Je veux dire être… sans avoir à prouver quoi que ce soit, juste pour vivre et s’attarder aux beautés souvent discrètes de notre monde.

Oh, il ne s’agit pas pour moi de faire ici l’éloge de la paresse car le ¨lézardage¨ ne m’est pas confortable. Ralentir notre rythme peut seulement signifier arrêter de gesticuler. En effet, en regardant nos modes de fonctionnement, j’ai souvent constaté que nous œuvrons beaucoup moins que nous ne le pensons mais que nous nous agitons énormément, bref que nous brassons facilement du vent sans même nous en apercevoir. Notre monde est un monde de dispersion où les sollicitations constantes et les faux besoins de tous ordres nous détournent de nous-même.

Et se détourner de soi-même constitue, lorsque cela dure, une véritable pathologie. En revenir à soi, retrouver son centre n’a rien à voir avec une forme d’égocentrisme ou d’égoïsme. Si l’on n’est pas bien avec soi, comment l’être avec autrui et faire notre part pour l’harmonie de là où nous vivons.

Prendre la décision de ne plus gesticuler, c’est à cela que ça sert. Redonner de l’importance aux choses qui en ont, c’est assurément fabriquer de l’oxygène pour notre âme. C’est bon au sens plein du terme sans qu’il soit besoin de philosopher. On se met alors en prise directe avec la vie et cela suffit.

Je me souviens d’une période où, à l’issue d’un problème de santé assez sérieux, j’avais été contraint de cesser toute activité durant un mois complet. Comme le seul fait de marcher plus de dix mètres d’affilée représentait déjà tout un défi, j’en étais venu à passer plusieurs heures par jour sagement assis sur un banc adossé à ma maison. Par bonheur, celle-ci était en pleine nature. J’ai toujours aimé la nature, c’est un fait, mais la regarder tout simplement d’un point fixe durant de longues heures sans pouvoir m’y déplacer
ni ¨goûter ¨ à sa profondeur, cela me semblait difficile car frustrant.

Le décor que la forêt m’offrait était néanmoins beaucoup plus invitant que celui de mon bureau d’écriture et de n’importe quel fauteuil. Tout en me comparant avec humour à ces vieillards que l’on voit parfois assis du matin au soir devant leur porte, je me suis donc mis à contempler mon coin de nature dans l’inaction la plus totale. Je me voyais déjà en train de rédiger une chronique sur l’ennui…

Contrairement à tout pronostic, je ne faisais cependant que débuter une magnifique et touchante aventure… Il ne s’est pas passé plus d’une ou deux heures sans que je ne commence à percevoir tout un ballet exécuté par les animaux ayant élu domicile alentours.

Bien sûr, je les connaissais, ces animaux. Il y avait les écureuils, le renard, la marmotte, le raton laveur et sa famille… sans compter une foule d’oiseaux de toutes sortes. Depuis longtemps je les avais remarqués, je les avais identifiés et je les aimais… au point d’avoir donné des noms à certains d’entre eux. Pourtant… je ne les avais jamais vraiment vu vivre et être, bien trop occupé que j’étais à ¨agir¨ de mon côté. On se croisait… mais on ne se fréquentait pas. Du moins, je ne les fréquentais pas.

Immobile sur mon banc, j’ai commencé à être attiré par les allers et venues de certains oiseaux, par leurs façons caractéristiques de voler et par leurs fonctions. Ainsi que je n’ai pas tardé à le remarquer, chacun avait son rôle qu’il interprétait sans faillir. Au fil des jours, j’ai patiemment appris à décoder celui-ci… et cela en est devenu aussitôt passionnant.

Le merle, par exemple, entonnait un chant particulier qui annonçait à coup sûr la venue de la pluie…. C’était un chant très différent de celui par lequel il appelait sa ¨merlette¨.

Quant au geai bleu, il avait son cri bien à lui pour annoncer la fin des ondées et des orages. On aurait dit que tous les animaux de la nature l’attendaient comme une sorte de feu vert avant d’oser sortir des branchages et de reprendre leurs activités. Il était aussi le gardien d’un certain périmètre… au-delà duquel il passait le relais à l’un de ses semblables. Il suffisait donc que quelqu’un se profile au bout du chemin et j’en étais immédiatement informé.

Un chat rodait dans le sous-bois ? Un écureuil le signalait aussitôt en claquant bruyamment des dents. Il venait à manquer des graines de tournesol dans la mangeoire suspendue ? Les mésanges savaient frapper énergiquement du bec sur son bois afin de me le signaler… Je n’entendais pas assez vite ? Alors elles s’en
prenaient à la vitre d’une fenêtre, bien plus sonore.

La palme d’or de la communication a néanmoins été obtenue par mon ami le colibri venant faire du surplace dans les airs à cinquante centimètres de mon visage tout en poussant des petits cris caractéristiques. Sa danse bourdonnante durait jusqu’à ce que je finisse par comprendre qu’il n’y avait plus de liquide sucré dans la mangeoire qui lui était destinée. Fascinant…

Et puis, en regardant davantage vers le sol, j’ai remarqué que le putois faisait invariablement sa ronde vers dix-huit heures, que mon immobilité lui donnait envie de me renifler les pieds et que, lorsqu’il levait enfin la tête en humant l’air, c’était parce que la mère raton-laveur s’apprêtait à faire son apparition.

J’ai vite compris que tout ce petit monde se connaissait parfaitement et que chacun avait son tour pour entrer en scène et remplir son rôle. Tout ce que les uns et les autres avaient peut-être attendu pour me le signifier et me montrer avec familiarité qu’ils existaient vraiment, c’était ma discrétion, mon silence, mes mouvements lents, en résumé ¨mon¨ autre façon de goûter à la vie, ma fusion avec le lieu.

Exprimé différemment, je dirais maintenant que j’avais appris à ne plus polluer mon coin de nature en cessant d’être aveugle à son agencement intime. Je ne gesticulais plus, même pas au dedans de moi.

En quelques jours d’apprentissage de cette forme de communion, je savais déjà dans quel arbre se trouvait la ruche sauvage, par quels trous les tamias sortaient du sol, quel circuit précis ils empruntaient pour éviter les faucons et j’attendais avec impatience que la marmotte vienne prendre son bain de soleil sur ¨sa¨ pierre.

Tout cela constituait le plus beau cadeau que je pouvais recevoir… Je ne doute pas que celui-ci m’ait appris une forme de lenteur dont j’ignorais auparavant la richesse enseignante.

Bien sûr, on me fera remarquer que j’avais alors le bonheur de bénéficier d’un environnement idéal pour ce genre de prise de conscience. C’est vrai… mais encore fallait-il le préférer aux séries télévisées dont on nous arrose à longueur de journée. Une télécommande, c’est toujours invitant de facilité…

Aujourd’hui, je n’ai plus ma maison dans les bois mais j’ai emporté avec moi l’idéal qu’elle m’a fait toucher de l’âme. Son souvenir a élargi ma compréhension du rapport que l’on peut entretenir avec le lieu où notre destin nous a placés. Et finalement peu importe ce lieu….

Si on décide de ralentir le rythme et d’écarter le rideau du temps pour regarder ce qui se passe autour de nous, en nous, et qu’on ne voit jamais, même un petit morceau de balcon en ville, même le rebord d’une fenêtre peuvent suffire à faire naître un dialogue avec un ami à plumes, l’un de ces petits frères qu’il est urgent de réapprendre à voir. Je l’ai également expérimenté, n’en doutez pas.

Certains me diront qu’on n’a pas le droit d’attirer les pigeons. À ceux-là je répondrai que moi, je le prends ce droit, tout simplement parce qu’au-delà des prétextes de ceux qui légifèrent en gesticulant, je considère que ce droit est basiquement humain. Il empêche le cœur de se dessécher, il donne une autre saveur et une autre dimension à la cadence de notre existence.

Contrairement à ce que dit une certaine chanson, je suis certain qu’il ne conduit pas à vivre sa vie par procuration mais plutôt à se la réapproprier un peu, en faisant une tendre pause parmi son vacarme.

Daniel Meurois, Québec

L’accord avec ses propres choix de vie

Tout le monde croit savoir exactement comment nous devrions vivre. Mais personne ne sait jamais comment il doit lui-même vivre sa propre vie.
Paulo Coelho

Oui, savoir être soi-même et conduire sa vie avec foi, avec  son ressenti intérieur, et en se laissant guider par son âme, est la meilleure des directions.

Beaucoup d’êtres humains comparent leur voie à celles des autres. Ils pensent être dans l’erreur. Ils aimeraient être autrement. D’autres pensent être sur la meilleure voie et ne comprennent pas que tout être a un chemin bien particulier qui lui est propre. Pourtant chacun avance avec les expériences qu’il attire à lui pour la compréhension, l’intégration et le dépassement par l’amour.

Sachez que les choix que vous faites sont les meilleurs. Ils sont ceux qui vous mèneront à la compréhension de qui vous êtes. Les erreurs n’existent pas. Elles sont l’avancement et vous ouvrent la voie de l’amour et de la lumière.

Chacun pose ses pas et établit sa vie avec sa propre compréhension. Il attire les expériences qui lui sont nécessaires par ses choix de vie. Tous les êtres sont dans l’action juste de leur vie. Tout est compréhension et vérité. Seul le regard que vous posez vous situe dans cette évidence ou pas.

La foi en soi, l’accueil de la vie, l’acceptation de ce qui est, l’amour sont les meilleurs guides de l’univers. Chaque être doit se sentir libre dans ses choix de vie. Chaque être doit repousser les limites du mental pour s’ouvrir à sa propre vérité en étant lui-même et en avançant avec ce qu’il possède. Ainsi, il  vivra les meilleures leçons de vie. Car la vie est juste et l’attraction de qui vous êtes vous apportera toujours ce que vous devez expérimenter. Le comprendre vous rapproche de l’Unité car ainsi vous ne vous sentez pas séparés du Tout et de sa Vérité. Ainsi vous ne vous sentez pas séparés des autres…

J’aime partager avec vous tous… J’aime nos échanges. Vous m’apportez toujours de belles choses. Vous me transmettez de belles compréhensions également. Les personnes que je rencontre, m’apportent toujours quelque chose de positif. Nous devons nous sentir tous unis par l’amour et la lumière. Nous devons nous ouvrir aux autres par le cœur pour vivre des moments de partage dans la simplicité que l’amour transmet. Vivre, simplement vivre qui nous sommes, avec amour et lumière. Partager également, car tout être transmet de belles choses à l’autre. Les belles amitiés se nouent ainsi. Le rassemblement des cœurs et la fraternité s’installent par l’élan que nous leur donnons.

L’avenir sera à l’image de cela. Soyez vous-mêmes, simples et unis par le cœur aux autres êtres. Ne vous sentez pas différents, ni séparés. Nous sommes tous sœurs et frères et nous devons l’exprimer sans peur.

Ce que vous cherchez à atteindre est déjà en vous. Vous l’avez juste oublié. A vous de trouver le chemin pour le re-découvrir et le vivre à nouveau.

Mirena, le 15 Avril 2013.
Vous pouvez partager ce texte à condition de le faire dans son intégralité, y compris ces deux phrases, et en faisant référence au site : www.audeladesmots.org.
Contact : mirena@audeladesmots.org

Notre corps, temple de notre âme et de notre esprit …

Notre corps, le corps physique, est la base de notre présente vie. C’est grâce à lui que nous pouvons bouger, nous exprimer, sentir, parler, entendre… en un mot VIVRE. Il est le temple de notre âme et de notre esprit. Nous avons tendance à l’oublier et à le traiter comme une machine, mais il est vivant et rempli d’intelligence, effectuant chaque jour une quantité impressionnante d’activités coordonnées et régulées avec précision. De plus, notre corps est à l’écoute de notre conscience et il réagit à notre intention.

Afin de conduire notre évolution vers une vie plus joyeuse et agréable, nous sommes invités à aimer notre corps sans condition. Car choisir la voie de l’amour commence par aimer notre vêtement de chair. Voilà l’invitation du moment : aimer son corps, l’honorer, lui donner les soins et le repos qu’il requiert, une nourriture saine, le respecter du mieux possible, un jour à la fois.

Mais avant de goûter à cet amour, il nous faudra peut-être commencer par nous réconcilier avec ce corps dans lequel nous habitons, apprendre à poser sur lui un regard différent, à ne plus le juger et à l’aimer tel qu’il est dans le moment présent. Un problème de santé est d’ailleurs souvent le déclencheur d’une telle démarche.

Pour être bien dans notre vie, il faut être bien dans notre corps, c’est une évidence. En l’aimant, nous installons la paix en lui, et donc en nous. Oui, nous portons encore des imperfections. Cela justifie-il de ne pas s’aimer ? Non ! La perfection n’est pas requise pour l’instant. S’aimer avec ce que nous appelons nos imperfections, voilà notre première responsabilité d’humain. Sachez aussi que lorsque nous faisons un pas dans cette direction, la Vie en fait dix.

Le regard d’amour que nous saurons déposer sur notre corps sera le plus grand réconfort
que nous pourrons lui offrir et la plus belle énergie pour le propulser vers la santé. Aimer notre corps et notre vie constitue bien la base de l’amélioration de notre condition de vie. Ainsi, nous pourrons nous ajuster à l’élévation de fréquences en cours et traverser avec plus de facilité la transition de la 3ème à la 4ème dimension.

La transition vibratoire en cours représente un grand travail d’adaptation pour notre corps, même si nous n’en sommes pas conscients. Il est utile de le savoir, de sorte que lorsqu’il requiert un peu plus de repos, de soins ou d’attention, nous puissions les lui donner. Il est possible aussi que nos goûts alimentaires changent. Tout cela est normal. En l’écoutant, nous pourrons nous ajuster facilement à ses besoins et conserver notre équilibre et notre santé.

Les potentialités de notre corps, comme l’auto-guérison et la régénération, sont énormes. Elles ont été en veilleuse pendant longtemps, mais dans le nouveau monde, elles se manifesteront à nouveau. Et les moteurs pour les activer ne sont autres que l’amour et la compassion. Aucun coup de baguette magique ne sera aussi puissant que l’amour que vous vous donnerez.

Michel A.
Transmis par Mirena, le 1er Mars 2013.