La nourriture : un aliment spirituel ?

Le repas est un moment privilégié qui doit être pris en conscience pour nourrir l’être dans sa totalité et non simplement pour remplir l’estomac. Mieux manger et manger léger, permet à nos différents corps de s’alléger pour accueillir les énergies de l’avancement.
Les allègements, les purifications de nos corps, nous permettent d’être en  accord avec les énergies de lumière. Ainsi nous nous nourrissons physiquement et spirituellement.
Voici un article d’ Alessandra Moro Buronzo sur l’importance de considérer la nourriture comme un aliment spirituel.

 la_nourriture_un_aliment_spirituel_24Il est intéressant de voir comment tous les grands sages ou les grands initiés – si nous voulons employer un terme savant – ont donné, depuis le passé, une grande importance à l’alimentation.

Toutes les personnes religieuses, quelle que soit leur confession, accordent un instant de réflexion, de prière ou simplement de recueillement avant de manger et normalement le repas se déroule dans le silence. Dans certains cas, donc, les aliments deviennent une nourriture spirituelle, parce qu’à travers la nourriture il est possible de nourrir toutes les parties qui composent l’être humain : certes, la partie physique, mais aussi les corps qui sont appelés subtils.

En reprenant la théorie et l’enseignement du philosophe et du pédagogue français, d’origine bulgare, Omraam Mikhael Aivanhov, nous découvrons une signification de la nourriture, très originale et hautement spirituelle. C’est à travers la nourriture qu’Aivanhov nous enseigne comment il est possible d’augmenter notre spiritualité. Se nourrir devient, grâce à ses enseignements, un acte de conscience auquel nous devrions, tous, tendre.
La nourriture a certainement la fonction de nous nourrir physiquement, mais aussi de porter de la nourriture à toutes les autres composantes de notre être, à tous les autres corps qui nous composent. Ce sera le but de la partie éthérée de tout aliment, de nourrir nos corps subtils, qui sont le siège de nos fonctions psychiques et spirituelles.

La première règle est celle d’être conscients de la première bouchée que nous portons à notre bouche : le début est extrêmement important, vu que, de lui, dépend tout le reste du repas. Si nous commençons bien le repas, celui-ci se déroulera bien jusqu’à la fin, mais si nous le commençons quand nous sommes nerveux ou agités, nous resterons dans cette condition jusqu’à la fin. L’harmonie naît donc de la première bouchée.

Les aliments doivent ensuite être mâchés convenablement, c’est-à-dire lentement et pendant longtemps ; car c’est dans la bouche que se produit la première digestion, même au niveau subtil. Selon Aivanhov, c’est dans la bouche, à travers de petites glandes situées sous la langue, que sont absorbées les particules éthérées des aliments, celles qui peuvent se définir comme l’énergie subtile, pas calorique, de l’aliment et qui servent à alimenter le système nerveux (c’est peut-être pour cette raison que, en homéopathie, on dit qu’il faut garder les granules sous la langue, pour qu’elles soient efficaces ?).

La partie éthérée d’un aliment est liée aux couleurs, à la vie qu’il contient : tout un monde qui est situé dans le domaine de l’air. Voilà pourquoi, pour bien alimenter le corps éthéré, il faut accompagner chaque repas d’une bonne respiration. Il faut penser à respirer en profondeur entre une bouchée et l’autre pour permettre une bonne combustion. Soutenir de cette manière notre corps éthéré signifie soutenir notre vitalité, notre mémoire tout comme notre sensibilité.

Mais la conscience ne suffit pas si nous voulons arriver à nourrir le corps astral, où résideraient nos émotions et nos sentiments : pour cela, il faut aimer la nourriture que nous consommons. Être en harmonie avec soi-même est une condition fondamentale pour pouvoir s’arrêter et avoir une pensée de paix, de façon à permettre, même à ce corps, qui est encore plus subtil, d’extraire ce dont il a besoin. Pour ceux qui croient, il est suffisant de voir dans la nourriture une manifestation de la Divinité et se concentrer sur telle pensée pour tirer le plus grand bénéfice et l’illumination grâce à l’acte répétitif du repas.

Pour Aivanhov, si nous voulons recevoir les parties les plus subtiles des aliments, il faut être conscients et surtout prédisposés envers l’amour, et voilà que notre corps sera ainsi prêt et ouvert pour recevoir le meilleur de l’aliment. En effet, c’est comme quand nous accueillons une personne avec beaucoup d’amour, elle s’ouvrira à nous et nous donnera tout ; mais si nous la recevons avec hostilité, elle se fermera et nous ne pourrons rien recevoir de cette personne.
Tout comme une fleur s’ouvre et cède tout son parfum à la lumière et à la chaleur, de la même manière l’aliment se comportera avec nous, si nous sommes habiles à nous positionner envers lui de façon positive.
Un autre point fondamental dans sa théorie précise qu’il est possible de manger de tout, mais seulement comme il se doit et dans des quantités raisonnables. Se laisser aller à consommer des quantités au-dessus des véritables nécessités est nuisible et favorise une perte d’énergie. Une fois compris comment s’alimenter, il serait possible de se nourrir en doses « homéopathiques».

L’alimentation possède, évidemment, un rôle fondamental, mais la vie psychique et spirituelle est encore plus importante.

Voilà pourquoi les pensées positives et pleines d’amour constituent la base pour pouvoir jouir de façon complète des aliments qui sont ingérés. De telles pensées sont nécessaires, même pendant la préparation des repas, lorsque nous sommes en contact avec les aliments, nous pouvons leur fournir des énergies positives, à travers nos pensées.(…)

Aivanhov donne des priorités aux aliments qui sont en mesure de développer la spiritualité. En partant du postulat que nous nous nourrissons même des odeurs, des couleurs, des sons, il devient évident de comprendre comment les fruits et les légumes, qui sont des aliments imprégnés de lumière solaire, nous permettent de l’absorber, à travers eux, lorsque nous les mangeons. Par contre, la viande, selon lui, est pauvre de cette lumière et surtout elle a un temps rapide de putréfaction. Voilà pourquoi elle n’est pas apte à l’alimentation humaine. De plus, l’animal sent la mort s’approcher lorsqu’il arrive à l’abattoir, ce qui fait que ses glandes produisent des hormones qui sont des poisons pour ceux qui mangent ensuite sa viande.
Même l’énergie solaire contenue dans les végétaux peut nous nourrir, mais il est important que, par la pensée, nous arrivions à lui faire atteindre toutes les parties de notre corps.

Le silence est fondamental pendant le repas pour pouvoir se concentrer, pour être conscient de l’acte qui s’accomplit. De cette manière, le repas devient un moment privilégié de méditation.

À travers cette façon de méditer, nous sommes présents à l’acte qui s’accomplit, et grâce à l’amour et à la conscience, notre corps est nourri de manière complète, même dans ses corps les plus subtils.(…)

Pour en savoir plus :

L’alimentation intelligente, Editions Médicis, Alessandra Moro Buronzo

www.buronzo.com

Transmis par mirena, le 29 Avril 2013.

Le Dalaï Lama et le peuple tibétain

Voici un peuple qui me tient à cœur et que j’aime tout particulièrement. J’ai pu rencontrer les tibétains lors d’un voyage au Ladakh, en Inde du nord.

J’ai été émerveillée par ce peuple, très pauvre, très simple, mais tellement chaleureux. Un peuple opprimé qui ne demande qu’à garder son identité. Les enfants sont souriants, espiègles, serviables. Pourtant ils n’ont rien ou si peu.

J’ai pu visiter des écoles tibétaines et dormir dans l’une d’elle. Les enfants ont tout juste de quoi se couvrir, certains n’ont pas de chaussettes, ni de blouson, alors que le temps est froid. Ils mangent à même le sol. Pas de meuble ou si peu. Les fenêtres ont des vitres cassées qui ne seront pas remplacées avant l’hiver par manque de moyens. Et pourtant, ils ont le sourire. Ils ne paraissent pas souffrir de ce manque de confort car ils ne connaissent rien d’autre. Tout ce qui leur importe, c’est d’avoir à boire et à manger, et un toit sur leur tête.

Avec les larmes aux yeux, j’ai regardé ces enfants vivre. Une belle leçon pour nous occidentaux, nous qui sommes dans une société de consommation excessive, dans un excès de toute sorte, pris dans la spirale de la société des pays riches. Ces gens là n’ont rien mais ils ont tout partagé avec moi et mon compagnon : leur repas, leur maison, mais aussi la seule ampoule en leur possession afin que nous ne soyions pas dans le noir. Malgré nos protestations ils n’ont pas voulu la reprendre. Une grande leçon de vie et d’amour.

Alors, je me suis interrogée sur les valeurs existentielles de la vie. Ces gens-là nous montrent combien nous sommes dépendants du confort, de la consommation excessive… Mais, sommes-nous plus heureux ainsi ? Je ne le pense pas. Il suffit de regarder autour de soi pour voir la souffrance des gens, la souffrance intérieure. Nous comblons nos manques par des achats de toute sorte, par une recherche extérieure à soi qui nous éloigne de notre lumière intérieure. La société prend les commandes de l’être sans assouvir les envies et les besoins que nous nous créons. Tout n’est qu’illusion !

Ce peuple, à l’image d’autres peuples sur terre, nous fait prendre conscience que le bonheur, l’amour, le partage, ne s’achète pas. Ils sont dans l’instant présent et donne ce qu’ils ont à cet instant là. Ce qu’ils partagent est énorme. Ils ne se soucient pas du manque mais donnent avec le cœur. Ils n’ont rien mais donnent tout ce qu’ils ont. Un cadeau qui a une valeur inestimable.

L’autre cadeau que nous avons reçu là-bas, a été la venue du Dalaï Lama. Nous ne savions pas qu’il était de passage dans la région. Nous avons accueilli sa visite avec bonheur. Nous étions placés à une dizaine de mètres de lui et avons ressenti avec intensité ses vibrations. Ouah ! Ça décoiffe ! Je plaisante bien sûr, mais qu’elle puissance nous avons reçu au niveau du chakra cœur. Quelle beauté dans cet être si simple qui œuvre pour son peuple! Un pur bonheur, un moment que nous n’oublierons jamais ! Même si, pendant son discours nous n’avons rien compris, nous avons accueilli ces énergies qui nous ont portés et ouvert le cœur.

Alors, qu’en pensez-vous ? Donner avec le cœur, recevoir avec le cœur, n’est ce  pas cela le plus important ?

Mirena, le 18 Octobre 2011

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